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Isolement prolongé et absence de bain dénoncés dans un CHSLD de Drummondville

La façade du CHSLD en hiver.

Des proches aidants dénoncent les conditions de vie des aînés au CHSLD George-Hériot depuis le début de l'année 2022.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

Radio-Canada

Des proches aidantes de Drummondville dénoncent le sort réservé à des aînés hébergés au CHSLD Frederick-George-Heriot.

Elles déplorent leur isolement prolongé et une hygiène qu'elles qualifient de déficiente. Elles racontent que leurs proches n'ont pas pu prendre de bain depuis près d'un mois.

C'est notamment le cas du père de Diane Turmel, qui n'avait été lavé que sommairement à la débarbouillette depuis le 28 décembre. La proche aidante affirme que la consigne a évolué au cours des dernières heures, après qu'elle ait dénoncé l'enjeu. Elle souligne que lundi, encore, le bain n'était pourtant pas dans les plans.

« On commence à parler à beaucoup de monde. On a parlé au député. Je sais pas si c'est ce qui a porté fruit, mais tout a recommencé hier. »

— Une citation de  Diane Turmel, proche aidante

Selon le CIUSS de la Mauricie-et du Centre-du-Québec, le retour des bains est lié au peu d'éclosions en cours et non à la médiatisation du dossier, comme le laisse sous-entendre madame Turmel.

À chaque jour, on a des gens de la prévention des infections qui sont là, et on adapte nos mesures, donc la capacité à pouvoir aller à la baignoire et à pouvoir utiliser les espaces communs. Comme à chaque jour, la situation change, les mesures changent. Je suis vraiment contente que ça se soit résorbé, explique Stéphanie Despins, la directrice du Continuum SAPA-Hébergement.

Un isolement prolongé

L'isolement des résidents est toutefois également déploré. Hélène Bigué dénonce le fait qu'un proche hébergé au CHSLD doit rester confiné lorsqu'il y a des cas de COVID-19 sur son unité, même s'il est négatif.

À son avis, l'établissement devrait regrouper les usagers atteints de la maladie dans son unité dédiée à la COVID-19, mais cette unité est actuellement fermée.

« Pourquoi on n'utilise pas cette salle-là aménagée pour la COVID ? Ce qui fait qu'on leur dit qu'ils doivent rester dans leur chambre. »

— Une citation de  Hélène Bigué, proche aidante

Selon le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, plusieurs facteurs, comme le taux élevé de vaccination, expliquent la fermeture de cette unité COVID.

Comme dans la communauté ou dans les RPA, quand les gens ont la COVID, ils sont confinés à leurs chambres, explique Mme Despins. Elle souligne que le choix de maintenir les cas positifs dans leur chambre est aussi propre à la façon dont cette cinquième vague s'est présentée. Elle estime également que cela génère moins de désorientation chez les aînés, qui demeurent dans un milieu familier plutôt que de devoir être relogés.

Elle assure d'ailleurs que tout est fait pour redonner la liberté aux usagers, au gré des éclosions. On peut faire des demandes particulières pour des résidents qui auraient des situations d'inconfort et qui ont peine à tolérer les mesures, illustre-t-elle.

Malgré les explications, Sophie Bourgeois et Josée Landry, toutes deux proches-aidantes, se désolent de la situation

Nous ce qu'on demande c'est pouvoir aller dehors et avoir accès à l'air pur, du soleil et d'aller se promener aux alentours de la bâtisse pleur faire changer d'air, souligne Sophie Bourgeois.

Elles espèrent que les choses continueront de s'améliorer pour la santé physique et psychologique de leurs proches.

D'après le reportage de Jean-François Dumas

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