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Le public s’exprime quant à l’avenir du carré Belvédère

Un terrain en construction.

Des résidents d’Ascot et des environs se sont fait entendre jeudi soir quant à l’avenir du Carré Belvédère. (archives)

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Des résidents du district d'Ascot et des environs, à Sherbrooke, se sont fait entendre jeudi soir quant à l’avenir du carré Belvédère dans le cadre d’une consultation publique.

Rappelons que plus tôt cette année, le conseil municipal de Sherbrooke a voulu retirer un usage, nommé C2, permettant la construction de commerces à grande surface près de l’autoroute 410. Cet usage était apparu de manière inexpliquée dans le règlement d’urbanisme de la Ville, même si les élus l’avaient rejeté en 2016 afin de pousser les plus gros commerces à s’installer au cœur d’Ascot. Une trentaine de personnes se sont toutefois opposées au retrait de cet usage et un processus référendaire a été amorcé, avant d'être recommencé à zéro en décembre en raison d’une erreur administrative.

Une quinzaine de personnes étaient présentes jeudi au bureau de services de l'arrondissement des Nations, dont quatre promoteurs impliqués dans le développement immobilier et commercial du secteur. Une soixantaine de personnes ont aussi assisté à la rencontre par vidéoconférence.

Des résidents ont notamment fait valoir que les commerces de proximité sont essentiels dans Ascot, puisque de nombreuses personnes dans le district n’ont pas accès à une voiture et doivent effectuer leurs courses à pied ou à vélo. Selon des membres de l’auditoire, le carré Belvédère est trop loin du centre d’Ascot pour être accessible en transport actif, et le développement de commerces de plus grande surface devrait donc être priorisé au cœur du district.

Si on installe une épicerie au coin de Bel-Horizon [dans le carré Belvédère] en premier, on met en péril le potentiel d’avoir une épicerie qui va répondre aux besoins des citoyens au cœur d’Ascot. C’est pour ça qu’on pense qu’il est important d’y aller par séquences dans ce dossier-là, a souligné Jérémy Gaulin, qui fait partie de la Table de concertation Ascot en santé.

La nourriture, c’est essentiel, ça la prend, et il faut que ce soit facile d'acheter ses œufs, son lait et ses affaires, c’est ça de la proximité, a également martelé une auditrice.

D’autres résidents ont toutefois fait valoir que des grands commerces seraient aussi nécessaires pour les nouveaux développements immobiliers situés plus près de l'autoroute.

De leur côté, les promoteurs ont expliqué que le retrait de l’usage C2 dans le carré Belvédère amènerait de nombreux obstacles, en interdisant par exemple l’implantation de restaurants avec commande à l’auto.

Ils ont aussi indiqué que des commerçants les avaient déjà approchés pour s’installer dans le secteur, mais auraient une trop grande superficie si la Ville décidait de changer l’usage du terrain.

Les élus et les promoteurs satisfaits

La conseillère municipale du district d’Ascot, Geneviève Laroche, se dit très satisfaite du déroulement de la soirée de consultation.

« Pour moi, ça a été très positif. Je voulais que ça se passe dans le respect. C’est un dossier très émotif, important pour Ascot, qui a fait couler beaucoup d’encre. Il y a eu des beaux dialogues.  »

— Une citation de  Geneviève Laroche, conseillère municipale du district d'Ascot

Je vois ça comme une double réussite ce soir, du fait que les citoyens, les promoteurs et les administrateurs de la Ville, les fonctionnaires et deux élus ont été capables de se parler ouvertement, remarque quant à lui Paul Gingues, le conseiller municipal du district de l'Université.

Romain Fayolle, le directeur de développement du groupe Forum, soit le promoteur commercial du Carré Belvédère, dit aussi avoir apprécié la soirée.

Il y a avait beaucoup d’interrogations, et une volonté pour les personnes de comprendre comment ça fonctionnait ce type de projet là [...]. Nous, ce qu’on souhaiterait, c’est pouvoir discuter avec la Ville de Sherbrooke pour conserver l’usage C2 pour pouvoir proposer vraiment un projet de qualité qui répond aux besoins de la communauté. Ce qu’on a vu ce soir, c’est que les gens veulent du service, et on veut conserver ce zonage-là pour continuer à leur offrir du service, souligne-t-il.

Les discussions de jeudi soir seront notées dans un rapport qui sera présenté aux élus lors du prochain conseil municipal le 1er février. Les élus pourront alors décider s’ils souhaitent toujours aller de l’avant avec le changement d’usage de la zone commerciale. Si c’est le cas, les résidents pourront éventuellement demander la tenue d’un autre processus référendaire. 

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