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La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine moins éprouvées par Omicron

La baie de Gaspé faiblement enneigée avec le pont qui enjambe la rivière York.

La région Gaspésie-Les Îles s'en sort bien jusqu'ici, face au variant Omicron (archives).

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Le variant Omicron a fait des ravages considérables au Québec en janvier. Dans ce contexte, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine s’en tirent plutôt bien, du moins jusqu'ici, avec peu d’hospitalisations et deux décès.

Moins d'une vingtaine de personnes avaient dû être hospitalisées en date du 28 janvier.

Depuis le début janvier, les tests PCR ont permis de diagnostiquer 867 cas dans la région, dont 292 sont toujours considérés comme actifs par Institut national de santé publique (INSPQ). En comparaison, le Québec comptait 45 257 cas toujours actifs, le 27 janvier.

En janvier, le gouvernement Legault a indiqué qu'il réservait les tests PCR à des clientèles ciblées comme le personnel de la santé, les personnes vulnérables ou les travailleurs en milieu scolaire et en milieu de garde.

Selon le directeur de santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Yves Bonnier-Viger, le nombre de cas quotidiens ne permet pas d’extrapoler un nombre de cas dans la population.

Ce n’est pas fiable, dit-il. En perdant les capacités d'avoir des tests pour tout le monde, on a perdu l’ampleur de la pandémie. Mais ces données nous ont quand même permis de voir que le virus s’est propagé dans toutes les MRC.

Yves Bonnier-Viger de la Direction régionale de la santé publique

Yves Bonnier-Viger de la Direction régionale de la santé publique estime que plusieurs facteurs expliquent la faible propagation du virus dans la région en janvier (archives).

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

La région semble toutefois beaucoup moins touchée que le reste du Québec par la cinquième vague de la pandémie alors que ce n'est pas le cas dans les régions voisines du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord.

Selon le Dr Bonnier-Viger, quelques facteurs peuvent expliquer le fait que la région ait été épargnée par Omicron comparativement à d’autres régions.

D’abord, on est une région avec un fort taux de vaccination, rappelle-t-il, particulièrement chez les personnes plus vulnérables. Avec Omicron, le vaccin n’est pas très bon pour prévenir les contaminations, mais il est quand même assez bon pour prévenir les complications. On s'est donc retrouvés avec peu d’hospitalisations et un seul décès. C'est malheureux, mais au moins, on n'en a pas plusieurs.

Le médecin ajoute que la propension des Gaspésiens et des Madelinots à respecter les règles a pu jouer aussi.

Mais la configuration géographique et la faible densité de la population sont aussi peu favorables à la transmission du virus en partant, ajoute-t-il.

Le rocher Percé en hiver

Les grands espaces et la faible densité de population en Gaspésie rendent plus difficile la propagation du virus (archives).

Photo : Courtoisie : Carolann Gravel-Tremblay

Communication efficace

Même si le Dr Bonnier-Viger ne le mentionne pas lorsqu’il tente d'expliquer pourquoi la région semble se tirer d'affaires mieux que bien d’autres, la qualité de la communication est sans doute un facteur important.

Le Dr Bonnier-Viger a donné beaucoup d'entrevues et a pris l’initiative de se rendre disponible lors de deux soirées d’information accessibles au public. C’est vrai qu’on s'est beaucoup parlé, reconnaît-il. Les gens ont compris l'importance des mesures et les ont largement respectées. C’est quelque chose que j’essaie de développer, mais c’est un ingrédient parmi beaucoup d’autres.

« Je dirais que les Gaspésiens et Madelinots sont une population qui comprend les enjeux. »

— Une citation de  Dr Yves Bonnier-Viger, directeur de santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine

Amené à se prononcer sur la validité des autotests, le médecin indique qu’ils peuvent être utiles à condition d’être administrés correctement.

Vue latérale d'une femme plaçant un écouvillon dans le tube d'extraction afin d'effectuer un autotest antigénique.

Test rapides à effectuer à la maison (archives).

Photo : Getty Images / Cris Cantón

Si un résultat positif incite les gens à prendre les précautions d’usage, c’est sûr que ça peut aider, admet-il. Mais le piège, c’est de se fier à un résultat négatif et ce n’est pas toujours sûr. Mais quand même, c’est un outil supplémentaire qui nous aide à prendre des décisions.

Yves Bonnier-Viger tient à rappeler l'importance et l’efficacité de la vaccination. Si on fournissait des vaccins à toute la population de la planète, on s'en sortirait beaucoup plus rapidement, estime-t-il. 

Selon lui, il serait nécessaire de favoriser la production de vaccins locaux, en donnant accès aux recettes et en aidant les pays moins favorisés à construire leurs propres usines pour rendre les vaccins disponibles partout.

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