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Une première clinique éphémère ouvre à Montréal pour vacciner les sans-abri

Un itinérant de dos s'approche d'une porte de métro.

Une première clinique éphémère a ouvert ses portes jeudi à Montréal afin de vacciner les itinérants contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Radio-Canada

La nouvelle stratégie du gouvernement Legault pour rejoindre les personnes non vaccinées a commencé sa mise en oeuvre jeudi par l'ouverture d'une clinique temporaire au centre-ville de Montréal, destinée aux itinérants, une première cet hiver.

Ouverte de 9 h à 17 h, ladite clinique est située dans le Quartier latin, au coin de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent. En milieu d'après-midi, une vingtaine de doses avaient trouvé preneur.

Les ambitions du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal sont modestes : les instigateurs du projet espèrent au mieux administrer 75 doses par jour.

On sait bien que ces gens-là, ce ne sont pas des personnes qui vont se booker un rendez-vous au Palais des congrès, illustre son porte-parole Jean-Nicolas Aubé.

« C'est une population qui a des besoins très spécifiques, mais qui, malgré sa situation précaire, a des besoins aussi de se faire vacciner et de se faire protéger. »

— Une citation de  Jean-Nicolas Aubé, porte-parole du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal

Cette initiative s'inscrit dans la campagne de « main tendue » du gouvernement Legault, présentée lundi par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

Ce dernier était d'ailleurs présent, jeudi, pour l'ouverture de la clinique éphémère du Quartier latin. Il s'est dit très content, pour une première journée.

D'autres cliniques du même genre devraient faire leur apparition d'ici le 31 mars, d'abord à Montréal, puis dans d'autres régions du Québec. Chacune d'entre elles devrait demeurer ouverte pendant une ou deux semaines. Celle du Quartier latin, par exemple, le restera jusqu'au 7 février.

On a demandé à chaque CIUSSS de l'île de Montréal – et partout au Québec par la suite – de nous identifier les régions où il y a le plus haut taux de non-vaccinés; c'est comme ça qu'on va cibler les endroits, a expliqué le ministre Carmant jeudi.

Des centres de vaccination similaires avaient été créés, l'an dernier, mais seulement pour quelques jours à la fois.

Convaincre les récalcitrants

L'objectif est de rejoindre les 540 000 Québécois qui ne sont pas vaccinés, soit environ 10 % de la population adulte de la province.

Le deux tiers des non-vaccinés adhéreraient à une certaine vision complotiste, selon une étude réalisée à l'Université de Sherbrooke, dévoilée jeudi. Mais si certains adultes résistent à la vaccination, d'autres, issus de populations immigrantes, marginalisées ou vulnérables, n'ont souvent pas accès à toute l'information.

Pour les rejoindre, Lionel Carmant a indiqué lundi qu'il comptait sur l'appui des organismes communautaires.

Plusieurs de ceux-ci se sont toutefois plaints dans les jours qui ont suivi que la nouvelle stratégie du ministre ne prévoyait aucune aide financière pour aider ces groupes à embaucher du personnel afin de remplir cette mission.

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