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Steven Guilbeault ne s’oppose pas aux petits réacteurs nucléaires du Nouveau-Brunswick

Steven Guilbeault parle, debout en Chambre.

Steven Guilbeault, ministre de l'Environnement et du Changement climatique, durant la période de questions à la Chambre des communes le 26 novembre 2021.

Photo : La Presse canadienne / Patrick Doyle

Radio-Canada

Le ministre fédéral de l’Environnement ne voit pas de problème dans l’avis du gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui explore la possibilité de générer de l’électricité à partir de réacteurs nucléaires modulaires.

Steven Guilbeault semble avoir changé son fusil d’épaule, car il a longtemps milité contre le nucléaire avant son entrée en politique. Il estime maintenant qu’il faut l’envisager pour lutter contre les changements climatiques.

La position de notre gouvernement, c’est qu’il faut regarder l’ensemble des technologies qui sont non émettrices de gaz à effet de serre (GES), a-t-il dit.

Si le nucléaire est capable de rivaliser, d’un point de vue économique, avec d'autres types d'énergie qui n’émettent pas de GES, M. Guilbeault n’y voit pas de problème.

Si le nucléaire est capable de se tailler une place dans ce marché-là, très compétitif, et où l’électricité produite est faite à un très faible coût – on parle dans bien des cas de 3 sous le kilowatt/heure – eh bien, elle pourra se faire une place, a dit le ministre.

Les petits réacteurs modulaires (PRM) sont des réacteurs nucléaires d’une moins grande puissance énergétique et de plus petite dimension, selon le ministère fédéral des Ressources naturelles.

Un changement d'opinion

En 2005, Steven Guilbeault mettait en garde contre les motifs économiques qui poussent à envisager le nucléaire. Quand ils nous disent que ça ne coûte pas cher, le nucléaire, il faut faire très attention à ça, parce qu’on ne calcule pas le coût d’enfouir des déchets radioactifs qui vont être radioactifs pendant des centaines de milliers d’années, déclarait-il à Tout le monde en parle.

Si sa position rejoint maintenant celle du gouvernement progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, il n’est pas le seul à douter de l’argument économique mis de l’avant par des partisans des petits réacteurs modulaires.

Des partis d’opposition à Fredericton ont contredit le gouvernement néo-brunswickois à ce sujet. Le ministre des Ressources naturelles, Mike Holland, disait qu’il y avait une demande criante pour les PRM.

Plan d'un petit réacteur modulaire.

Actuellement, plus de 200 petits réacteurs modulaires de différentes conceptions sont en cours de développement dans le monde.

Photo : Global First Power

Le physicien M. V. Ramana de l’Université de la Colombie-Britannique, un expert des questions financières relatives au nucléaire, estime au contraire qu’il faudra construire et vendre plus de 700 réacteurs modulaires pour rendre l’aventure rentable, et il doute qu’il y ait assez d’acheteurs.

Au Nouveau-Brunswick, Énergie NB travaille avec les compagnies privées Moltex et ARC pour développer cette technologie dans la province.

La semaine dernière, l’ancien dirigeant d’Énergie NB, Gaëtan Thomas, a affirmé devant un comité parlementaire à Fredericton que le nucléaire devait avoir un rôle à jouer pour produire l’électricité de la province une fois que le recours au charbon ne sera plus possible.

D’après le reportage d’Alix Villeneuve

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