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L’enlèvement du président de Cora a été simulé, selon la défense

Nicholas Tsouflidis en entrevue à la télévision.

Nicholas Tsouflidis est président de la chaîne de restaurants Cora.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La défense au procès de Paul Zaidan, accusé de l'enlèvement du président des restaurants Cora, Nicholas Tsouflidis, avance que le crime a été simulé.

Selon Me Hovsep Dadaghalian, des contradictions et des invraisemblances dans le témoignage de la présumée victime devraient soulever un doute raisonnable sur la culpabilité de son client et forcer son acquittement, a-t-il dit en s'adressant aux jurés, jeudi, au palais de justice de Laval.

Paul Zaidan, ex-franchisé de chez Cora, est accusé d’avoir enlevé le fils de Cora Tsouflidou, la fondatrice de la chaîne de restaurants de déjeuner, en vue d’obtenir une rançon, en 2017.

La Couronne, qui a terminé sa plaidoirie mercredi, reconnaît elle-même que les preuves contre Paul Zaidan sont exclusivement circonstancielles. Une adresse courriel contenue dans la lettre de rançon retrouvée chez la victime, par exemple, permettrait de remonter à une tablette achetée avec la carte de crédit de M. Zaidan, qui aurait aussi été utilisée pour acheter des articles ayant servi au crime.

Mais Me Dadaghalian a invité les jurés à examiner la lettre de rançon, où l'on indiquait que l'argent devait être envoyé dans le compte d'une banque étrangère. Il ne s'agit pas d'une véritable lettre de rançon, a-t-il soutenu, puisqu’elle n’indique même pas de numéro de compte où verser l’argent.

L’enlèvement a plutôt été simulé, selon la défense. Contrairement à ce que la présumée victime a affirmé dans son témoignage, aucune trace de lutte n'a été décelée à l'extérieur de sa résidence. De plus, aucune trace de l'ADN de Nicholas Tsouflidis n’a été retrouvée dans le coffre de l'automobile où ses ravisseurs l'auraient séquestré.

La défense va terminer sa plaidoirie vendredi, et le juge François Dadour va donner ses directives aux jurés par la suite. Les délibérations vont commencer en fin de semaine.

Avec les informations de Marc Verreault et de Geneviève Garon

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