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Un élève sur dix absent dans les écoles primaires et secondaires du Saguenay

La vue d'une classe vide par une porte entrouverte.

Une salle de classe à John MacNeil Elementary à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, le 13 janvier 2022, quelques jours avant le retour à l'apprentissage en personne.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

Les nouvelles règles sanitaires entourant la présence en classe des élèves commencent à devenir un casse-tête pour plusieurs parents, alors qu’au Saguenay, il manque en moyenne un élève sur dix depuis lundi.

Avec le variant Omicron particulièrement contagieux et les nouvelles directives formulées par Québec, selon lesquelles le seuil est plus élevé pour fermer une classe, le taux d'absentéisme devient problématique dans les écoles primaires et secondaires.

Ainsi, selon des données en date de mardi concernant les élèves des niveaux préscolaire, primaire et secondaire, il y avait 860 absences liées à la COVID-19 sur 7821 élèves au Centre de services scolaire De La Jonquière.

Pour le CSS des Rives-du-Saguenay, il y avait 1133 absences au total, soit 10 % des élèves, dont 784 absences liées à la COVID-19.

La présidente du Syndicat de l’enseignement de la Jonquière, Nicole Émond, dit avoir vu jusqu’à la moitié des élèves absents dans une classe. Le seuil a été fixé à 60 % par Québec avant de faire basculer tout le monde à distance.

Par ailleurs, les demandes d’entrevue ont été refusées dans ces deux centres de services. Il a cependant été précisé qu'ils doivent remettre un bilan des absences au ministre de l'Éducation deux fois par semaine.

Une femme devant la station de Radio-Canada à Saguenay.

La présidente du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière, Nicole Émond

Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais

Un support difficile

Cette situation crée aussi un déséquilibre entre le secteur public et le secteur privé, comme l’illustre le cas de la petite Cléophée. Elle doit présentement rester à la maison, car elle a été en contact avec une personne contaminée.

Sa mère, Marie-Andrée Fortin, était déjà en congé forcé, parce qu'elle travaille dans le monde du spectacle.

Je peux m'occuper de mon enfant et la faire avancer dans ses devoirs, mais ce n'est vraiment pas le cas de tout le monde, a relaté la mère de famille.

Elle doit se concentrer uniquement sur le français et les mathématiques. Il est difficile aussi d'avoir un contact quotidien avec l'enseignante.

La professeure a déjà toute sa classe à gérer, elle a tous ces étudiants en vrai. Nous, on se retrouve en isolement, mais on est un peu seul en isolement, a-t-elle poursuivi.

Cette situation est aussi démotivante pour ceux qui peuvent se rendre en classe.

Moi, pourquoi je travaillerais? Les autres amis, ils sont chez eux, ils peuvent jouer, ils peuvent faire d'autres choses que d'aller à l'école, a déclaré Nicole Émond, présidente du Syndicat de l'enseignement de la Jonquière, en se plaçant dans la peau d’un jeune.

À l’opposé, dans les classes du Séminaire de Chicoutimi, les enseignants diffusent leurs cours en direct sur Internet pour les élèves à la maison.

Notre choix en 2012 d'aller avec la tablette a fait que, maintenant, on arrive avec des professeurs qui sont plus outillés face à la technologie, a indiqué Bianca Tremblay, directrice générale du Séminaire de Chicoutimi.

Nous, on a trouvé une bonne solution, c'est comme s'il était en direct, sauf qu'il n'y a pas d'amis à ses côtés, a imagé Sylvain Dubois, enseignant en français en 5e secondaire à cette école privée.

De son côté, le Syndicat de l'enseignement de la Jonquière voudrait plutôt revenir à la fermeture des classes et à l'enseignement à distance lorsque le taux d'absentéisme est trop élevé.

Ça se passait bien avant les Fêtes, ça s'est fait. Puis, en plus, on pourrait justement éviter trop de cas COVID aussi, a jugé Nicole Émond.

D'après un reportage de Gilles Munger

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