•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie de main-d’oeuvre : le vieillissement de la population et la démographie en cause

Un homme place des fruits dans les étals d'une épicerie.

La région a déjà connu un taux de chômage qui avoisinait les 15 % il y a 25 ans. Il se situe actuellement à 5,6 %.

Photo : Radio-Canada / L'épicerie

La pénurie de main-d'oeuvre qui se fait sentir au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis quelques années n'est pas étrangère à la situation démographique ni au vieillissement de la population.

Cette question a été abordée dans le cadre des rendez-vous économiques de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord.

Selon Services Québec, il y avait 200 000 personnes en âge de travailler, c'est-à-dire âgées de 15 à 64 ans, dans la région en 1997. En 2021, il était plutôt question de 165 000 personnes.

La région a déjà connu un taux de chômage qui avoisinait les 15 % il y a 25 ans. Il se situe actuellement à 5,6 %.

Alors que les 50 à 64 ans continueront à quitter le marché de l'emploi au cours des prochaines années, la relève sera insuffisante.

Pour pourvoir les postes, l'économiste chez Services Québec, Marc Tremblay, croit qu'il faudra, entre autres, inciter certaines catégories de personnes à intégrer le marché de l'emploi.

« Juste dans la région, à titre d'exemple, il y a 8500 personnes qui sont inactives qui sont âgées de 25 à 54 ans. On se comprend, certaines de ces 8500 personnes là ont des contraintes à l'emploi, certaines sont inactives pour différentes raisons, mais il y a clairement des gens qu'on pourrait mobiliser davantage et faire participer au marché du travail. »

— Une citation de  Marc Tremblay

Se tourner vers la formation en entreprise

Dans la région, la coopérative Nutrinor s'est déjà tournée vers l'immigration et la formation en entreprise pour combler un manque de personnel. Le chef de la direction chez Nutrinor, Yves Girard, croit aussi qu'il faut valoriser l'automatisation.

Ça va toujours prendre des gens pour opérer les machines, mais au moins, si on est capables de pallier aux 50, 60 personnes qui manquent vers la numérisation, c'est un élément majeur pour le futur, a-t-il soutenu.

Yves Girard sourit dans un bureau.

Yves Girard est le chef de la direction de Nutrinor.

Photo : Gracieuseté de Nutrinor

Au cours des 25 dernières années, environ 25 000 personnes s'étaient exilées du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Services Québec croit qu'il faut aussi convaincre ces travailleurs de revenir, parce que le marché de l'emploi d'aujourd'hui n'est plus celui qu'ils ont quitté.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !