•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un robot réalise une première laparoscopie sans assistance humaine

Le robot STAR au travail.

Le robot STAR a même parfaitement réussi une anastomose intestinale, qui consiste à rattacher deux parties du tube digestif.

Photo : Johns Hopkins' Whiting School of Engineering

Radio-Canada

Lors de quatre expériences menées avec des tissus de porc, un robot a réalisé une première laparoscopie sans assistance humaine, a annoncé l’Université Johns Hopkins aux États-Unis.

Créée dans les années 1970, la laparoscopie consiste à pratiquer de petites incisions sur la paroi abdominale d’une personne pour y introduire un endoscope, un tube souple muni d’une source lumineuse et d’une petite caméra.

Il est ainsi possible d’observer les organes digestifs (comme le foie ou le côlon), génitaux (comme l’utérus ou les ovaires) ou urinaires. Elle permet ainsi de diagnostiquer différentes maladies, et parfois même de réaliser des chirurgies sans ouvrir l’abdomen.

Le robot STAR (pour Smart Tissue Autonomous Robot) a même parfaitement réussi une anastomose intestinale, qui consiste à rattacher deux parties du tube digestif.

Cette procédure exige des mouvements répétitifs de grande précision. La connexion des deux extrémités d'un intestin est sans doute l'étape la plus difficile de la chirurgie gastro-intestinale, car elle exige du chirurgien une suture très précise. Le moindre tremblement de la main ou un point de suture mal placé peut entraîner une fuite qui pourrait avoir des complications catastrophiques pour le patient, précise l’université américaine dans un communiqué.

Nos résultats montrent que nous pouvons automatiser l'une des tâches les plus complexes et délicates de la chirurgie : la reconnexion des deux extrémités d'un intestin. STAR a effectué la procédure sur quatre animaux et a donné des résultats nettement meilleurs que ceux obtenus par des humains pour la même procédure, explique Axel Krieger, l'auteur principal et professeur adjoint d'ingénierie mécanique à la Whiting School of Engineering de Johns Hopkins.

Opérer des tissus mous est particulièrement difficile pour des robots en raison de l'imprévisibilité de la situation, qui les oblige à s'adapter rapidement pour faire face à des obstacles inattendus, ajoute le Pr Krieger. Le STAR est doté d'un nouveau système de contrôle qui permet d'ajuster le plan chirurgical en temps réel, comme le ferait un chirurgien humain.

Le STAR est le premier système robotique capable de planifier, d'adapter et d'exécuter un plan chirurgical dans les tissus mous avec une intervention humaine minimale, affirme Hamed Saeidi, premier auteur des travaux publiés dans la revue Science Robotics (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !