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Le Dr Boileau entrevoit des assouplissements « une semaine à la fois »

Le Dr Boileau en conférence de presse.

Le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, estime que des indices à la baisse des nouvelles hospitalisations permettent d'entrevoir certains autres assouplissements une semaine à la fois.

Photo : The Canadian Press

Québec pourrait de nouveau alléger les mesures sanitaires dans les prochaines semaines si la situation pandémique continuait d'évoluer comme elle le fait actuellement, selon la santé publique.

Encouragé par la baisse des hospitalisations et les projections de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, a laissé entendre jeudi que d'autres assouplissements devraient être annoncés pour la semaine du 14 février.

Notre objectif, ce serait de faire progresser ça une semaine à la fois, a-t-il expliqué jeudi en conférence de presse, les Québécois étant arrivés à un moment charnière de la pandémie, a-t-il affirmé.

Déjà, plusieurs allègements ont été annoncés pour le 31 janvier et le 7 février, a poursuivi le Dr Boileau. On espère une cadence comme ça, a-t-il illustré. Et je pense que le gouvernement du Québec est très ouvert à avoir cette progression-là. Il accueille très bien toutes nos recommandations produites jusqu’à maintenant.

Cela dit, les allègements des prochaines semaines – s'ils sont effectivement consentis – devront être faits en fonction de l’impact sur [les] hôpitaux, a nuancé le directeur national de santé publique par intérim. Donc, c’est difficile de donner un calendrier, puisqu’il faut suivre cette évolution [et] comment elle va se manifester.

Le directeur national de santé publique du Québec, le Dr Luc Boileau, évoque un « moment charnière » au Québec et maintient que la vaccination est le moyen d'en finir au plus vite avec la COVID-19.

Une troisième dose moins populaire que les deux premières

Les taux de vaccination seront également surveillés avec attention dans les prochaines semaines, a ajouté le Dr Boileau. D'autant qu'à ce jour, moins de 80 % des 60 ans et plus et moins de 50 % des 40-60 ans ont reçu leur troisième dose de vaccin anti-COVID.

C'est loin d'être terminé avec les données qu'on a en ce moment, a reconnu le directeur national de santé publique par intérim. Mais si tout le monde va se faire vacciner, ça peut se terminer pas mal vite.

« Plus vous allez vous faire vacciner, plus vous allez chercher votre troisième dose, plus on va s'en sortir. »

— Une citation de  Dr Luc Boileau, directeur national de santé publique par intérim

À ceux qui, sans avoir obtenu un résultat positif à un test PCR, pensent avoir contracté la COVID-19 dans les dernières semaines, le Dr Boileau a rappelé qu'il n'y avait pas de risque de recevoir une dose de rappel.

S'ils ont obtenu un résultat positif après avoir passé un test rapide à la maison, ces gens peuvent attendre encore quelques mois – trois mois maximum, mais idéalement huit semaines – avant d'aller chercher leur troisième dose, a-t-il convenu.

Mais si vous avez un doute, allez chercher la vaccination [tout de suite], parce qu'il y a d'autres virus qui circulent, a soutenu le directeur national de santé publique par intérim, soulignant que le site Clic Santé offrait déjà des rendez-vous pour les mois de mars et d'avril.

Le Dr Boileau avait convoqué les médias jeudi après-midi pour faire le point sur la pandémie de COVID-19 sans la présence de représentants du Cabinet de François Legault – une première depuis le départ de son prédécesseur, le Dr Horacio Arruda.

Pour l'occasion, il était accompagné de Michèle de Guise, PDG par intérim de l'INESSS, et de Marie-France Raynault, conseillère médicale stratégique senior de la Direction générale de la santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux.

Des projections encourageantes

L'INESSS s'attend, d'ici à deux semaines, à ce que le nombre d'hospitalisations diminue d'environ 170 par jour. Cette réduction devrait se traduire par une occupation de lits réguliers occupés par des patients COVID d'environ 2500, comparativement à 3153 en date de jeudi.

Ce sont ces projections, de pair avec la baisse marquée des hospitalisations constatées jeudi, qui ont fait dire au Dr Boileau dès le début de la conférence de presse que la situation pandémique du Québec semble s'améliorer.

Après avoir frôlé une situation qui aurait pu être franchement dramatique dans les milieux hospitaliers, beaucoup de choses semblent vouloir se stabiliser, a-t-il résumé.

Le Dr Boileau ne semble pas trop inquiet de la hausse en Europe et au Canada du nombre de cas de BA.2, un sous-variant du virus Omicron. Selon lui, ce sous-variant ne semble pas plus dangereux qu'Omicron.

On ne croit pas que ça va [bousculer] les plans de déconfinement puisque, si tous ensemble on progresse vers la vaccination, on devrait pallier [le] risque de ce nouveau variant, a-t-il soutenu.

Le Dr Boileau constate que le BA.2 prend de l'ampleur dans certains pays d'Europe et qu'il est probablement plus contagieux. Toutefois, les données jusqu'à maintenant ne montrent pas qu'il serait plus dangereux [ou] plus mortel, a-t-il souligné.

Une première sans Legault... à la demande du Dr Boileau

La tenue de conférences de presse distinctes de la santé publique et du gouvernement était une demande de longue date des partis d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le Dr Boileau avait fait savoir mardi que cette requête serait bientôt exaucée. Le bureau du premier ministre avait toutefois indiqué rapidement qu'il continuerait au besoin à organiser des conférences de presse conjointes avec la santé publique.

Jeudi, le Dr Boileau a déclaré que c'est lui qui, lors de son arrivée en poste, avait demandé à François Legault de tenir des conférences de presse séparées.

Je trouvais que c'était peut-être une bonne idée de me permettre d'avoir des occasions pour expliquer les éléments plus scientifiques ou plus techniques, qui sont des fois compliquées à expliquer ou qu'on n'a pas le temps d'expliquer à l'occasion d'une conférence de presse [conjointe], a-t-il exposé jeudi à l'émission Le 15-18.

Et puis ça a été accepté sans difficulté.

Par ailleurs, le Dr Boileau a fait savoir en conférence de presse jeudi qu'il n'entendait pas se prononcer sur la « contribution santé » que souhaite imposer le premier ministre Legault aux non-vaccinés, jugeant que cette mesure, qu'il a qualifiée d'économique et de fiscale, ne relevait pas de sa compétence.

Il a également spécifié qu'il n'avait pas l'intention pour l'instant de recommander au gouvernement la vaccination obligatoire. Nous savons que ça existe, et nous savons que ce n'est pas le moment de proposer ça, a-t-il dit. Donc, à ce moment-ci, ce n'est pas dans les cartons.

Avec les informations de La Presse canadienne

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