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Analyse postélectorale : O’Toole reconnaît sa responsabilité et promet des changements

Erin O'Toole sourit à ses partisans, devant un immense drapeau du Canada.

Cette analyse avait été réclamée par Erin O'Toole, dont l'autorité est contestée par certains membres du caucus.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

La Presse canadienne

Le chef conservateur Erin O'Toole a déclaré que des changements seraient apportés à son équipe et au parti après qu'un examen interne a révélé ce qui n'a pas fonctionné lors des récentes élections.

L'examen dirigé par l'ancien député albertain James Cumming a été présenté jeudi aux députés conservateurs à l'occasion du dernier jour de la retraite du caucus du parti, qui s'est tenue avant la reprise des travaux du Parlement lundi.

Le caucus a été informé des conclusions qui ont été compilées à l'aide des commentaires que M. Cumming a reçus de quelque 400 personnes, y compris du personnel de campagne, des candidats, des députés et des sénateurs.

L'analyse postélectorale a atterri à un moment où M. O'Toole fait face à des divisions au sein du caucus et des membres de la base.

Certains de ses détracteurs font pression pour que son leadership soit soumis à un vote de confiance anticipé d'ici la mi-juin au lieu d'attendre un vote prévu lors d'un congrès national en 2023. Au moins trois des associations de circonscription du parti ont demandé un vote anticipé.

James Cumming aux Communes.

L'ancien député albertain James Cumming.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Après deux jours passés face à ses députés, M. O'Toole a pris sur ses épaules des échecs de la campagne électorale. Je suis responsable du revers, a déclaré M. O'Toole aux journalistes lors d'une conférence de presse jeudi soir.

Déconnecté des Canadiens lors de la campagne

En ce qui concerne sa performance durant la campagne, M. O'Toole a déclaré que l'examen avait confirmé qu'il avait passé trop de temps dans un studio de diffusion que le parti avait établi dans un hôtel du centre-ville d'Ottawa et qui avait servi de décor pour faire campagne pendant la pandémie de COVID-19. Cela signifiait qu'il était déconnecté des Canadiens, a-t-il soutenu.

De plus, M. O'Toole a déclaré qu'il était trop collé aux textes préparés dans ses messages publics dans la dernière partie de la campagne et qu'il n'avait pas abordé certains enjeux dont les Canadiens espéraient entendre parler.

« Nous n'avons pas présenté certaines des excellentes politiques que nous avions pour l'Ouest canadien. Toutes ces décisions sont de ma responsabilité. »

— Une citation de  Le chef conservateur Erin O'Toole

De nombreux députés conservateurs sont originaires du cœur du parti en Saskatchewan et en Alberta, où certains d'entre eux ont perdu des voix lors des élections de septembre dernier.

Erin O’Toole marchant dans le noir avec un masque.

Le leadership d'Erin O’Toole demeure contesté au sein de son parti.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Cela a fait craindre que la tentative ratée de M. O'Toole de gagner du soutien en Ontario et au Québec en adoptant une position plus modérée sur une foule de questions ait fini par coûter au parti une partie de son soutien traditionnel.

Le PCC doit recruter des candidats plus diversifiés

L'analyse postélectorale des conservateurs recommande au parti de recruter des candidats plus diversifiés et de mieux cibler les communautés culturelles, là où la marque conservatrice a été ternie lors de la précédente campagne en 2015.

Trois sources conservatrices qui ont été informées du rapport présenté au caucus conservateur jeudi, dans le cadre d'une retraite de deux jours, ont partagé certaines des conclusions et recommandations, sous couvert d'anonymat, car elles n'étaient pas autorisées à discuter publiquement de la question.

La Presse canadienne n'a pas consulté le rapport ni l'ensemble de ses conclusions.

Selon les sources, le rapport Cumming recommande au parti de trouver des moyens de recruter des candidats plus diversifiés et d'améliorer la façon dont il s'adresse aux différentes communautés culturelles.

Luttes intestines

Le rapport conclurait que le parti était toujours aux prises avec les effets de la campagne électorale de 2015, lorsque le premier ministre Stephen Harper cherchait à se faire réélire.

Le parti avait alors promis de mettre en place une ligne téléphonique pour dénoncer les pratiques culturelles barbares – une idée qui a été mal reçue dans certaines communautés.

Selon les sources, le rapport conclut également que la confiance des Canadiens envers le parti a été minée par les luttes intestines qui l'ont ébranlé depuis le départ de Stephen Harper en 2015 – et du fait qu'il a traversé depuis deux courses à la direction, en cinq ans.

Andrew Scheer a été élu chef en 2017 et a mené les troupes conservatrices lors des élections de 2019; après sa défaite, M. O'Toole a remporté la course à la direction suivante, en 2020.

Deux des sources affirment que l'examen de M. Cumming a révélé que le message du chef O'Toole était mieux accueilli par les Canadiens lorsqu'il faisait campagne à l'extérieur du studio électoral que le parti avait installé dans un hôtel du centre-ville d'Ottawa, pour faire campagne pendant la pandémie.

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