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Le manque de main-d’œuvre frappe les ressources d’aide d’urgence dans la région

Gros plan sur une personne qui tient les mains d'une autre personne.

Les ressources d'aide et d'hébergement d'urgence subissent les contrecoups du manque de main-d'œuvre. (Archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Le manque de main-d'œuvre frappe les ressources d'aide d'urgence dans la région, alors que certains d'entre eux sont contraints de suspendre certains services.

La Maison de l'Espoir de Mont-Joli met ses services sur pause pour le mois de février, alors que le Centre de prévention du suicide de Rimouski suspend ses services en hébergement, mais conserve ses services d'urgence.

Ce ne sont que deux exemples des organismes touchés dans la région.

La direction de la Maison de l'Espoir, qui offre de l'hébergement aux personnes dans le besoin, indique que son équipe est à bout de souffle.

La Maison de l'Espoir est un organisme communautaire qui accueille et qui épaule les personnes qui traversent une période difficile et qui peut offrir un hébergement temporaire.

L'organisme subit les contrecoups de la rareté de main-d'œuvre, et la démission récente d'un intervenant a rendu la situation intenable, selon la directrice administrative, Valérie Ouellet.

Elle fait valoir que le sous-financement des organismes communautaires a un important impact sur le recrutement et la rétention du personnel.

Valérie Ouellet affirme que la décision a été difficile à prendre compte tenu du caractère essentiel des services offerts pour la communauté.

Les six résidents actuels de la Maison de l'Espoir seront tous relocalisés d'ici samedi.

L'hébergement et le café communautaire La Place publique seront fermés du 30 janvier au 26 février. Ils ne pourront rouvrir qu'à condition d'avoir les ressources humaines nécessaires.

Un téléphone sur un bureau.

Les services en hébergement du Centre de prévention du suicide à Rimouski sont suspendus pour le moment, mais la ligne d'aide est toujours disponible au 1 888 APPELLE. (Archives)

Photo : Shutterstock / chainarong06

De son côté, la directrice générale du Centre de prévention du suicide de Rimouski, Valérie Quimper, indique elle aussi que la rareté de main-d'œuvre cause des maux de tête à l'organisme.

On fait face à une équipe d'intervention qui est épuisée. La problématique de recrutement de main-d'œuvre, avec la rareté qu'on connaît, ça a aussi ses effets parce que ça surcharge nos équipes d'interventions également, poursuit-elle.

« Il y a, après presque deux ans de pandémie, un fort épuisement des équipes en intervention. C'est le cas chez nous comme dans d'autres organismes. »

— Une citation de  Valérie Quimper, directrice générale du Centre de prévention du suicide de Rimouski

Valérie Quimper dit que les demandes d'aide ont explosé avec les tensions créées par la pandémie.

Le centre de prévention du suicide maintient toutefois son service téléphonique de soutien aux personnes en difficulté. Le numéro est le 1 888 APPELLE, soit le 1 888 277-3553.

Le service d'hébergement a été suspendu lundi et ne sera pas offert tant que le problème de main-d'œuvre ne sera pas réglé.

Plusieurs autres organismes dans cette situation

La Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent affirme que bon nombre d'organismes de la région connaissent d'importants défis en lien avec la pandémie et la rareté de main-d'œuvre.

La pression est forte, depuis le début de la pandémie, notamment pour les services d'aide alimentaire et de santé mentale, indique la coordonnatrice de la table, Émilie Saint-Pierre.

Elle reconnaît qu'une certaine fatigue s'est installée chez les travailleurs qui tiennent ces organismes à bout de bras.

C'est certain que les organismes communautaires ressentent ces besoins grandissants là et tentent d'y répondre le mieux possible, mais c'est sûr qu'ils ne peuvent pas non plus pallier un système de santé et de services sociaux qui doit lui aussi être surchargé, explique-t-elle.

« Donc oui, il y a une pression partout [...] conjuguée à une pandémie, à la pénurie de main-d'œuvre. Ça commence à être complexe, d'où l'épuisement et la fatigue. »

— Une citation de  Émilie Saint-Pierre, coordonnatrice de la Table régionale des organismes communautaires du Bas-Saint-Laurent

Des vagues rotatives de suspension des services des organismes communautaires auront lieu partout au Québec à la fin du mois de février, entre autres, pour réclamer un meilleur financement.

Au Bas-Saint-Laurent, des organismes suspendront leurs activités pour tenir un rassemblement régional pour se faire entendre le 24 février.

D'après les informations de Caroline Cyr et de Denis Leduc

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