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De futurs infirmières et infirmiers motivés par le désir d’aider

Une enseignante du cégep devant les étudiants.

Pendant leur formation, les étudiants suivent un cours de collaboration et communication fonctionnelle.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La toute première cohorte de la nouvelle formation accélérée en soins infirmiers a débuté récemment au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue.

Plusieurs étudiants affirment s'être sentis interpellés par les besoins criants dans le réseau de la santé, comme Anthony Lafleur, qui travaillait comme ambulancier avant de commencer ce DEC accéléré.

Je voyais le grand besoin de main-d’oeuvre au niveau hospitalier. Quand on arrive avec des patients, c’est débordé, il manque de personnel. Donc, je me suis dit que c’est une occasion de contribuer au réseau de la santé encore plus et de diversifier mes champs d’activités professionnelles, affirme-t-il.

Originaire de Senneterre, où le service de soins d’urgence est maintenant fermé 16 heures par jour depuis plusieurs mois, il sent une certaine forme de satisfaction de faire partie de ceux qui vont suppléer au manque de personnel de la santé dans la région.

Un jeune homme assis dans une classe au cégep avec un masque.

Anthony Lafleur, étudiant au DEC accéléré en soins infirmiers, a entamé le programme après avoir travaillé en tant qu'ambulancier.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

C’est sûr que ça joue un petit peu dans la balance de dire que je vais pouvoir contribuer à mon petit milieu aussi et rouvrir notre centre de santé si je vais travailler là, reconnaît-il.

Stéphanie Matte raconte que les appels à l’aide du gouvernement, du réseau de la santé et la crise sanitaire ont sûrement eu un impact dans sa décision de s’inscrire à la formation.

On en a tellement entendu parler dans les médias au cours des deux dernières années, remarque-t-elle. Donc c’est sûr que d’avoir de nouveaux effectifs c’est une partie de la solution.

Des études intensives

La formation accélérée, d’une durée de 20 mois, a été conçue pour permettre aux étudiants de travailler rapidement, comme le souligne l'enseignante Nathalie Brassard.

On se doit d’enseigner l’ensemble du contenu des cours parce que nos étudiants ont un examen professionnel à réussir pour obtenir leur permis de travail. Étant donné que c'est très intense, parce que non seulement c’est accéléré, mais on se doit d’aller à l’essentiel et de permettre aux étudiants d’intégrer la matière au fur et à mesure, souligne-t-elle.

Une enseignante en soins infirmiers discute avec une étudiante.

Nathalie Brassard enseigne les soins infirmiers depuis plus de 20 ans au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Contrairement au DEC conventionnel en soins infirmiers, qui dure trois ans, les cours ne portent que sur les soins infirmiers. Donc pour être éligible au DEC accéléré, les étudiants devaient avoir complété leur cours de formation générale au Cégep.

Cependant, la densité des cours ne semble pas décourager les étudiants. Je pense que ça nous prépare très bien à devenir infirmières, estime Fany-Maude Rail-Gaudreau.

« Je pense qu’en tant que nouvelles infirmières on va se sentir valorisées et utiles. »

— Une citation de  Stéphanie Matte, étudiante

La possibilité d’étudier en Abitibi-Témiscamingue, sans avoir à déménager dans une autre région, représentait un avantage considérable pour plusieurs étudiants.

J’avais planifié de faire le bac en sciences infirmières directement à l’université, mais ce n'est pas quelque chose qui s’offre en région. Quand le DEC accéléré s’est ouvert, je me suis dit que c’est mon opportunité de devenir infirmière, rapporte Fany-Maude Rail-Gaudreau.

Les étudiants pratiquent une manoeuvre pour déplacer un patient alité.

Les étudiants pratiquent une manoeuvre pour déplacer un patient alité.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le Cégep offre une bourse de 10 000 $ à chaque étudiant inscrit au programme. La première cohorte terminera le programme en décembre 2023.

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