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Le recours à la main-d’œuvre indépendante plombe les finances du CISSS

La façade de l'Hôpital régional de Rimouski.

Le recours à la main-d'œuvre indépendante plombe les finances du CISSS du Bas-Saint-Laurent (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Pour une rare fois dans son histoire, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent voit ses finances être déficitaires, principalement en raison de la pénurie de main-d'œuvre et du recours à des employés indépendants.

Lors de la rencontre du conseil d’administration du CISSS mercredi après-midi, une présentation de la situation financière faisait état d'un déficit de près de 16 millions de dollars dans les coffres de l’organisme.

Pour assurer le bon déroulement des activités courantes du CISSS, un règlement d’emprunt allant jusqu’à 162 millions de dollars a été autorisé par le conseil d’administration jusqu’en octobre 2022.

La PDG du CISSS, Isabelle Malo, a précisé que la situation financière n’était pas critique puisque le déficit ne représente qu’une faible proportion du budget total, qui s’élève à 1,6 milliard de dollars.

C’est une situation que je vais qualifier de sans précédent dans l’histoire du CISSS. Jusqu’à maintenant, on a toujours été en équilibre, voire en surplus budgétaire au cours des dernières années, a toutefois noté Mme Malo.

Si les déficits sont circonscrits dans certains postes budgétaires, ce sont les salaires, particulièrement ceux des employés indépendants ou d’agence, qui viennent déstabiliser les livres comptables.

Une large part de notre déficit, soit 60 %, est due au dépassement associé aux coûts de la main-d'œuvre indépendante, explique Isabelle Malo.

« C’est un choix sans choix : on tient à maintenir les soins et services à la population et, avoir recours à la main-d'œuvre indépendante, ça coûte beaucoup plus cher. »

— Une citation de  Isabelle Malo, PDG du CISSS du Bas-Saint-Laurent

Frais d'hébergement et de transport

En plus des salaires, cette main-d'œuvre, qui provient principalement des régions de Montréal et de Québec, nécessite des coûts de transports et d’hébergement assumés par le CISSS du Bas-Saint-Laurent.

En entrevue à l’émission Info-réveil, le PDG adjoint du CISSS, le Dr Jean-Christophe Carvalho, a précisé que la main-d'œuvre d’agence représente environ 3 % des heures travaillées.

Lors de sa présentation aux membres du conseil d’administration, la directrice des finances du CISSS, Caroline Morin, a indiqué que les coûts liés à la main-d'œuvre indépendante étaient ponctuels et associés à la pénurie de main-d'œuvre.

Or, la PDG du CISSS croit que cette situation pourrait perdurer plus longtemps puisque les stratégies mises en place par le gouvernement du Québec pour pallier le manque de main-d'œuvre dans le réseau public de la santé prendront du temps à porter fruit.

En attendant, Caroline Morin a assuré qu’un dialogue avec le ministère de la Santé est maintenu en lien avec la situation financière du CISSS et qu’un plan de retour à l’équilibre budgétaire n’avait pas encore été demandé par Québec.

Des chantiers d’optimisation sont également en cours dans différents secteurs du CISSS pour assainir les finances.

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