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Forte baisse des hospitalisations en lien avec la COVID-19 au Québec

Des femmes portant un couvre-visage marchent dans une rue avec des immeubles en hauteur en fond de décor.

Bien que le Québec enregistre une baisse dans les hospitalisations, y compris aux soins intensifs, plus de 3000 personnes sont à l'hôpital en lien avec le coronavirus jeudi.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

Le Québec enregistre jeudi une diminution de 117 hospitalisations par rapport à la veille. Cependant, 3153 personnes demeurent hospitalisées en lien avec la COVID-19.

Moins de personnes sont aux soins intensifs : il y en a 235, soit 17 de moins que mercredi.

Selon le portrait de la situation publié jeudi par l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), c'est la première fois en plus de deux mois que le nombre d'hospitalisations connaît une baisse (-23 %) par rapport à la semaine précédente. Cette baisse s'observe dans tous les groupes d'âge et dans toutes les régions.

Cependant, le pourcentage des personnes qui se retrouvent aux soins intensifs demeure stable, à 11 %.

Les autorités sanitaires rapportent 56 décès additionnels. Depuis une semaine, les autorités sanitaires enregistrent une moyenne de 70 décès par jour et près de 500 personnes sont décédées en lien avec le coronavirus.

Le nombre total de décès dus à la COVID-19 est de 13 065 depuis le début de la pandémie.

Dans les CHSLD et les résidences privées pour aînés (RPA), le nombre d'éclosions est en baisse.

Mardi, Québec lançait une plateforme de déclaration des tests rapides de COVID-19 destinée à mieux évaluer l’évolution de la situation épidémiologique dans la communauté, comme l'a décrit le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé.

Jeudi, les premières données issues de cette initiative ont été publiés : les résultats de 23 000 tests ont été enregistrés sur cette plateforme et, de ce nombre, 18 271 étaient déclarés positifs.

En date du 25 janvier, 34 830 prélèvements par tests PCR avaient été effectués, mais rappelons que le dépistage est réservé aux clientèles prioritaires.

Le taux de positivité demeure à peu près stable et s'élève à quelque 12 % depuis une semaine.

L'âge des personnes hospitalisées

En matière d'hospitalisations, le rapport de l'INESSS révèle que dans la semaine du 15 au 21 janvier, sur un total d'un peu plus de 1700 hospitalisations, plus de la moitié de ces personnes alitées avaient 70 ans et plus.

Les décès, selon les milieux de vie

En ce qui a trait aux décès enregistrés depuis le 1er décembre, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a identifié à quel milieu de vie appartenaient les personnes ayant succombé à la COVID-19. On remarque qu'une forte majorité d'entre elles vivaient à domicile. (À noter que cela ne signifie pas que ces personnes sont mortes à domicile, mais bien qu'elles y vivaient avant de succomber au coronavirus.)

Projections de l'INESSS

Les projections de l'INESSS suggèrent que, d’ici deux semaines, il y aura :

  • diminution du nombre de nouvelles hospitalisations, pour atteindre environ 170 par jour;
  • diminution du nombre de lits réguliers occupés par des patients atteints de la COVID-19 pour atteindre environ 2500, (soit toujours au-delà du niveau 4 défini par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS);
  • diminution du nombre de lits aux soins intensifs occupés par des patients atteints de la COVID-19, pour atteindre environ 250, (soit autour du niveau 2 défini par le MSSS).

Le nombre de cas annoncé dans les bilans quotidiens doit être interprété avec prudence. L'introduction des tests rapides et l’accès limité aux tests PCR affectent ces données.

Une nouvelle plateforme d’autodéclaration des cas permettra au public de déclarer le résultat d’un test rapide. Mais il n’est pas encore clair à quel point cela permettra d’avoir un bon aperçu de la situation générale.

Les données sur les éclosions doivent également être interprétées avec prudence. Depuis le 7 janvier 2022, la recension des éclosions touchant les milieux scolaires, de travail et de la petite enfance est facultative.

C’est pourquoi il est actuellement difficile de prédire de façon fiable l’évolution de la pandémie à partir de ces données. Pour l’instant, le nombre d’hospitalisations et de décès ainsi que le taux de positivité sont les meilleurs indicateurs de tendance.

Par contre, les données d’hospitalisations et de décès n'offrent pas un portrait de la situation épidémiologique en direct, puisque deux à trois semaines peuvent passer avant que les infections se traduisent par des hospitalisations et des décès.

Pour qu'un décès soit officiellement comptabilisé, la COVID-19 doit avoir contribué au décès. Les patients infectés qui meurent de façon violente (accident, suicide, homicide), par exemple, ne sont pas comptabilisés. Il faut être prudent lorsqu’on compare le nombre de décès entre provinces puisque le Québec calcule mieux les décès, selon des experts.

Depuis peu, le gouvernement fait la distinction entre les personnes hospitalisées « en raison de » ou « avec » la COVID-19, ce qui peut permettre, entre autres, d’avoir une meilleure idée de la morbidité et de la virulence du virus. Mais cela ne change rien au fait que le nombre élevé de personnes infectées dans les centres hospitaliers pèse lourdement sur leur fonctionnement.

Le taux de positivité correspond à la proportion de cas confirmés parmi les tests réalisés. Même lorsque le nombre total de tests effectués est faible ou limité, le taux de positivité permet de savoir si le niveau de transmission communautaire est élevé. Un taux de plus de 5 % est signe d’une épidémie non contrôlée.

Enfin, le nombre de cas, d’hospitalisations et de décès par jour est sous-estimé pour les journées les plus récentes en raison de retards dans l’enregistrement des données. C’est pourquoi il peut y avoir des différences entre les chiffres rapportés chaque jour et les données révisées par l’INSPQ.

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