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Vacances annulées : le syndicat insatisfait des réponses du CIUSSS

Des infirmières marchent de dos dans le corridor d'un hôpital.

Une cinquantaine de professionnels en soins ont vu leurs vacances annulées, selon le syndicat.

Photo : Getty Images

Radio-Canada

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Boivin, est insatisfaite de la réponse de la haute direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) devant le mécontentement d’employés qui ont vu leurs vacances annulées dernièrement.

Lors de l’assemblée publique du conseil d’administration mercredi soir, des employés de la santé ont transmis leur irritation et leur colère face à cette situation. Certains ont récemment vu leurs vacances reportées à quelques heures d’avis et, une fois en poste, ils ont constaté un surplus de personnel dans leur service.

Le CIUSSS a convenu que les prévisions d’hospitalisations ne s’étaient pas concrétisées, ce qui s’est soldé par la mobilisation de trop de personnel. L’annulation des vacances était une mesure de dernier recours, selon la haute direction. La pdg Julie Labbé a pris soin de souligner les efforts et le sacrifice de ces employés.

La présidente syndicale estime qu’une cinquantaine d’employés ont vu leurs vacances annulées, surtout à Chicoutimi, Jonquière et Alma.

Si j’étais une professionnelle en soins qui avait pris la peine de m’adresser au CIUSSS pendant le C. A., je serais insatisfaite de la réponse. Si j’étais dans cette situation, j’aurais voulu entendre plus et entendre des détails à propos de quand je pourrai avoir mes vacances et si je pourrai avoir une compensation pour ce retard. J’aurais voulu plus de mes dirigeants, a confié Julie Boivin en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Une infirmière donne une entrevue dans un bureau.

La présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Julie Boivin

Photo : Radio-Canada

Elle dénonce du même souffle le manque de compassion des dirigeants devant ces employés à bout de souffle. Pour certains, elle indique que la situation a mené à un point de rupture.

Solidaires malgré tout

Des infirmières rencontrées près de l’hôpital de Chicoutimi jeudi matin étaient bien au fait de la situation. On aimerait ça, avoir un break, c’est normal, mais on comprend qu’il y a un manque de personnel, mentionne Andréanne Belley.

Avec la pandémie et le manque de personnel, je comprends un peu leur principe, mais c’est plate pour nous, parce qu’on a besoin de se reposer pour revenir d’attaque, renchérit Audrey Tremblay, qui espère pouvoir profiter de quelques jours de répit en février.

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