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Uber Canada s’entend avec un syndicat pour la représentation des chauffeurs

Une femme tient un téléphone intelligent sur lequel l'application d'Uber est en marche.

Uber offre désormais la livraison d'épicerie à Montréal.

Photo : CBC/Julia Page

Radio-Canada

Uber Technologies a signé une entente avec un syndicat du secteur privé qui assurera la représentation de ses chauffeurs et coursiers canadiens. Ces derniers ne deviendront pas pour autant des employés syndiqués.

Le géant de la technologie établi à San Francisco, en Californie, a annoncé jeudi qu'il s'associait aux Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce Canada (TUAC Canada), un syndicat représentant au moins 250 000 travailleurs au sein d'entreprises telles qu'Aliments Maple Leaf, les Compagnies Loblaw et Molson Coors.

Le partenariat donnera au syndicat la possibilité de représenter environ 100 000 chauffeurs et coursiers canadiens, à la demande des travailleurs, lorsqu'ils sont aux prises avec des disputes avec le service de covoiturage.

On va pouvoir les représenter quand ils ont des problèmes avec leur compte, si par exemple ils se font désactiver. Il va aussi y avoir un volet santé et sécurité sur lequel on va pouvoir les représenter, précise la porte-parole du syndicat, Anouk Collet.

« C'est vraiment une entente unique en son genre. »

— Une citation de  Anouk Collet, porte-parole des TUAC Canada

Les travailleurs n'auront pas besoin de payer pour recevoir les services de représentation, qui seront couverts conjointement par Uber et par les TUAC.

Les chauffeurs et les coursiers d'Uber sont considérés comme des entrepreneurs indépendants, car ils peuvent choisir quand, où et à quelle fréquence ils travaillent. En revanche, ils n'ont pas de sécurité d'emploi, d'indemnité de vacances ni d'autres avantages.

Earla Phillips, chauffeuse d'Uber depuis six ans, y voit de la poudre aux yeux. La Torontoise se dit très déçue qu'un syndicat canadien accepte de signer une telle entente, qui ne rapporte pratiquement aucun avantage tangible aux chauffeurs et aux livreurs.

« Plusieurs d'entre nous fonctionnent à perte en ce moment. »

— Une citation de  Earla Phillips, chauffeuse d'Uber à Toronto

Elle souhaiterait être rémunérée pour le temps qu'elle passe à attendre des courses, ainsi que certains coûts d'exploitation encourus, par exemple, pour l'entretien de son véhicule et les données sur son téléphone.

La décision d'offrir plus de soutien aux travailleurs d'Uber au Canada intervient alors que le géant de la technologie fait face à une pression mondiale croissante pour reconnaître les coursiers et les chauffeurs comme des employés et, au moins, mieux les rémunérer et leur donner plus de droits.

Au cours des deux dernières années, nous avons eu de nombreux échanges avec les chauffeurs et les livreurs québécois et du reste du pays. Ces derniers tiennent à la flexibilité de travailler si, quand et où ils le veulent. Mais ils souhaitent aussi avoir de nouveaux avantages et protections, souligne le gestionnaire des affaires publiques d'Uber au Québec, Jonathan Hamel.

Avec l’entente annoncée aujourd’hui avec les TUAC, nous posons un geste concret afin d’améliorer le futur des chauffeurs et des livreurs qui utilisent l’application Uber, ajoute-t-il.

Uber et le syndicat comptent mettre de la pression sur les provinces afin de mieux encadrer et mieux protéger les travailleurs de l'industrie des petits boulots, qui comprend aussi les chauffeurs de Lyft et les livreurs de Skip The Dishes et de Door Dash, entre autres.

Avec les informations de Philippe de Montigny et de la Presse canadienne

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