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Un outil à l’étude pour mieux prévoir les avalanches dans les Chic-Chocs

Les monts Chic-Chocs

Les montagnes des Chic-Chocs ont gagné en popularité au cours des dernières années, mais elles ne sont pas sans danger (archives).

Photo : Radio-Canada / JF Deschênes

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université de Sherbrooke et de l'Université du Québec à Rimouski tentent de développer un outil de modélisation afin de mieux prévoir les avalanches dans les Chic-Chocs.

En s'inspirant du modèle Snowpack, développé en Suisse, ils espèrent pouvoir fournir des données plus précises pour évaluer les risques d'avalanche et accroître la sécurité des amateurs de plein air qui fréquentent les montagnes.

On remarque depuis quelques années qu'il y a un achalandage très accru d'utilisateurs en montagne. Par exemple dans les Chic-Chocs, entre 2001 et 2017, ça été chiffré à 741 % d'augmentation d'achalandage en montagne, explique le professeur en géomatique à l'Université de Sherbrooke Alexandre Langlois, qui fait partie du projet.

Il ajoute que les motoneigistes sont aussi plus nombreux à s'aventurer en montagne. Ils vont de plus en plus loin, dit-il, dans des secteurs où les patrouilleurs ne se rendent pas toujours, et où les bulletins d'avalanche ne peuvent donc pas prédire la stabilité du couvert de neige.

Un skieur prêt pour une descente

Le modèle étudié par les chercheurs pourrait permettre de fournir des prévisions plus précises et sur un plus large territoire (archives).

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Avec la modélisation, il serait donc plus facile de prévoir les risques.

Les modèles nous permettent de spatialiser l'information à des endroits qui sont accessibles par exemple à des motoneigistes qui peuvent aller beaucoup plus loin, beaucoup plus rapidement, affirme M. Langlois.

Les chercheurs tentent actuellement d'adapter le modèle suisse afin qu'il soit fiable dans les Chic-Chocs, mais aussi dans d'autres secteurs montagneux au pays, notamment dans les Rocheuses. Avalanche Québec, Parcs Canada et la Simon Fraser University sont d'ailleurs partenaires du projet.

Des données sont donc recueillies sur le terrain concernant l'épaisseur et la densité de la neige, notamment, afin de fournir des données de base au modèle. Ce dernier peut ensuite être calibré et adapté aux conditions propres à chaque territoire.

Les modèles, la manière dont ils fonctionnent, c'est qu'ils prennent de l'information météorologique en intrant et le modèle reproduit le couvert de neige et le fait évoluer dans le temps, indique M. Langlois.

« Le but du programme, c’est de donner à Avalanche Québec et à Parcs Canada un outil d'aide à la décision qui leur permettrait d'avoir un bulletin plus large et plus précis dans le temps. »

— Une citation de  Alexandre Langlois, professeur en géomatique à l'Université de Sherbrooke

Le chercheur précise que cet outil ne sera pas disponible au grand public, mais l'information sera disponible pour les experts en sécurité qui produisent les bulletins d'avalanche.

D'après une entrevue d'Éric Gagnon à l'émission Info-réveil

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