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Une rencontre citoyenne sur le projet de porcheries à Saint-Adelphe

Plusieurs cochons vivent à l'étroit dans une porcherie.

À la porcherie de Louis-Philippe Roy, de nombreux porcs sont prêts à être envoyés à l'abattoir, mais ils devront rester entassés dans un enclos en attendant la fin du conflit de travail chez Olymel.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Radio-Canada

La coalition de citoyens qui demandent une réévaluation du projet de porcheries à Saint-Adelphe continue de faire pression. Une rencontre virtuelle est prévue jeudi soir afin de faire le point sur la situation et pour discuter des futures actions à prendre.

Le but de cette rencontre est également d’entendre les préoccupations des citoyens.

On a vu qu’il y avait beaucoup de gens qui étaient préoccupés surtout par la quantité d’eau qu’il y avait de disponible [pour les porcs]. De cette façon-là, on veut informer les gens sur la situation en rapportant les scientifiques qui ont été appelés dans certains journaux, explique l’instigatrice, Véronique Bégin, au micro de l’émission Toujours le matin.

Des scientifiques ont été invités, mais ont préféré s’abstenir, affirme-t-elle.

Le regroupement citoyen précise ne pas être contre l’élevage porcin ou l’agriculture. Il souhaite que le gouvernement intervienne dans le but d’accorder un délai avant la construction de la porcherie pour entendre des spécialistes.

Avantis et Olymel ont dans les plans de construire trois bâtiments abritant chacun 3999 porcs sur un terrain de Saint-Adelphe.

« À 4000, on est normalement supposé avoir une étude d’impacts sur l’environnement, mais à 12 000 porcs moins trois, on n’en a pas. L’impact à mon avis, c’est le même, les porcs sont tous sur le même terrain. »

— Une citation de  Véronique Bégin

Québec a d’ailleurs confirmé la semaine dernière que le projet ne sera pas soumis au Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE).

Véronique Bégin plaide que la situation dans la région a beaucoup changé depuis l’entrée en vigueur de la réglementation, en 2018. Elle indique que plusieurs citoyens ont manqué d’eau dans leur puits l’été dernier en raison d’une période de sécheresse.

Véronique Bégin en entrevue à Radio-Canada.

Véronique Bégin est l'instigatrice d'une pétition au sujet du projet de porcheries à Saint-Adelphe. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Comment la Municipalité va faire pour fournir en eau ces gens qui ont manqué d’eau l’année passée et qui vont peut-être en manquer encore cette année tout en étant en train de fournir 12 000 porcs en eau aussi?, demande-t-elle.

Par ailleurs, une pétition lancée sur le site de l’Assemblée nationale du Québec dépasse maintenant le millier de signatures. Les citoyens qui souhaitent ajouter leur voix à cette pétition ont jusqu’au 31 janvier pour le faire, après quoi Véronique Bégin aimerait la remettre à la députée de Champlain, Sonia LeBel.

Une excellente nouvelle, mais…

Pour le directeur du laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, le projet de porcheries est une excellente nouvelle pour l’économie de la Mauricie.

Il estime que la demande pour le porc justifie la construction d’une nouvelle porcherie. Le porc demeure une protéine abordable et le Québec en est un des principaux producteurs au monde, affirme-t-il.

Sylvain Charlebois accorde une entrevue de façon virtuelle à Radio-Canada

Sylvain Charlebois (Archives)

Photo : Radio-Canada

Sylvain Charlebois estime que l’entreprise devra investir massivement dans ses installations si le projet de porcheries à Saint-Adelphe va de l’avant.

L’automatisation, la robotisation des usines sont une priorité présentement. À l’instar de la pandémie, on a vu que la transformation est la grande faille de la filière. On le reconnaît et il va y avoir des investissements, j’ai l’impression. On va vouloir aussi, de pair avec ce qui se passe en production avec la nouvelle porcherie, augmenter la capacité d’abattage dans la province. C’est absolument nécessaire.

Selon Richard Vigneault, responsable des communications chez Olymel, il y aurait actuellement 175 000 porcs en attente d’être abattus.

Avec les informations de Magalie Masson

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