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Sherbrooke a encore du chemin à faire en matière de réduction des déchets

Louis Longchamps devant un site d'enfouissement et une pile de déchets.

Les déchets représentent de 5 à 6 % de l'émission totale des gaz à effet de serre du Québec, explique Louis Longchamps, le directeur des communications de Valoris.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) estime que le gouvernement du Québec a échoué dans l’atteinte de ses objectifs de réduction des matières résiduelles, et croit que la province doit donner un sérieux coup de barre pour inverser la tendance. Des organismes de la région demandent l'adoption de mesures plus sévères.

Selon le BAPE, Sherbrooke ne fait pas figure d'élève modèle en matière de réduction des déchets . Son dernier bilan fait état de 666 kilogrammes de déchets par habitant en 2019, ce qui représente environ 100 kilogrammes de plus que l'objectif fixé par le gouvernement provincial.

Ça va rester là toujours. Sous nos pieds, on a environ 755 000 m2 de déchets [dans le site d’enfouissement de Sherbrooke], explique Louis Longchamps, directeur des communications de Valoris.

Ces nombres représentent une mauvaise nouvelle pour l’environnement.

« Il faut comprendre que les déchets au Québec en ce moment représentent de 5 à 6 % de l’émission totale des gaz à effet de serre.  »

— Une citation de  Louis Longchamps, directeur des communications de Valoris

Miser sur la réduction des déchets

Selon les commissaires du BAPE, le gouvernement a trop misé sur le recyclage et pas assez sur la réduction des déchets à la source.

Certaines entreprises tentent donc de lutter contre les emballages inutiles. C’est le cas du Silo, une épicerie zéro déchet à Sherbrooke. Sa propriétaire Nancy Squires constate toutefois que son entreprise a un impact limité.

 Je pense qu’on est rendus à des politiques qui vont avoir besoin de plus de dents. [...] On ne veut pas aller là, on sait que ce sont des politiques plus agressives, mais ça fait une vingtaine d’années qu’on le dit, on a un problème, nos sites d’enfouissement sont en train de se remplir. À un moment donné, le Québec, ça ne va pas juste être plein de gros trous pleins de déchets!, s’exclame-t-elle. 

Elle déplore par ailleurs que la Ville de Sherbrooke n'ait toujours pas implanté la collecte des matières organiques dans les industries, les commerces et les institutions, plusieurs années après la mise sur pied d'un projet pilote réussi dans son entreprise.

Le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie croit quant à lui qu’il faut changer de politiques pour que ce ne soit plus rentable de polluer.

Ça ne coûte rien de jeter, par rapport à recycler. Même souvent, c’est le contraire. Acheter un bien plus durable va parfois être plus cher qu’en acheter un plus jetable. On se tire dans le pied en tant que société, dénonce Jacinthe Caron, la directrice générale du Conseil.

La Ville de Sherbrooke adoptera sous peu un nouveau plan de gestion des matières résiduelles et compte notamment agir pour la réduction de l’utilisation des articles à usage unique.

Avec les informations de Thomas Deshaies 

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