•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Contrôle des armes à feu : les survivants de la mosquée de Québec s’impatientent

Armes à feu.

Les partisans du contrôle des armes à feu militent pour bannir les armes de poing et les armes d'assaut.

Photo : iStock

À l’approche du cinquième anniversaire de l’attentat de la grande mosquée de Québec, des partisans du contrôle des armes à feu s’impatientent et pressent le gouvernement fédéral de resserrer les lois.

Des survivants et des proches de victimes de plusieurs tueries survenues au pays dans les dernières années ont uni leurs voix, mercredi soir. Ils ont tous exprimé leur déception envers le gouvernement de Justin Trudeau, qui tarde depuis des années, selon eux, à bannir de façon permanente les armes de poings et les armes d'assaut.

Je pense que c’en est assez, et que les autorités doivent prendre leurs responsabilités pour enrayer ça, a lancé avec fougue le cofondateur du Centre culturel islamique de Québec, Boufeldja Benabdallah, lors d’une rencontre sous forme de webinaire.

Plan rapproché de Boufeldja Benabdallah

Boufeldja Benabdallah presse Ottawa et Québec d'agir pour éviter d'autres tragédies comme celle de la grande mosquée de Québec.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Il y a presque cinq ans, le 29 janvier 2017, Alexandre Bissonnette a ouvert le feu dans la grande mosquée de Québec, tuant 6 personnes et en blessant 5 autres. Bissonnette avait notamment dans son arsenal des armes de poing et des chargeurs contenant chacun 10 balles.

Des représentants de la mosquée de Québec et des leaders d’autres associations de survivants ont d’ailleurs envoyé une lettre aux premiers ministres François Legault et Justin Trudeau pour les presser d’agir.

Il est absolument néfaste et honteux de constater qu’en cinq ans, rien n’a été fait pour changer les circonstances ayant permis à cet individu d’acquérir ou de garder un tel arsenal. En d’autres mots, un individu avec le même profil pourrait aujourd’hui posséder les mêmes armes et accessoires, peut-on notamment lire dans cette lettre.

Les signataires demandent à Ottawa de légiférer pour interdire les armes de poing au pays, plutôt que de transférer cette responsabilité aux municipalités.

Le mouvement s’impatiente

Plus de 32 ans après la tuerie de Polytechnique, le groupe Polysesouvient dit être à bout de patience. La coordonnatrice Heidi Rathjen affirme qu’en autant d’années, rien n’a été fait pour freiner la prolifération des armes de poing au Canada.

Nathalie Provost.

Nathalie Provost, survivante de la fusillade de Polytechnique, lors d'une commémoration. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Nathalie Provost, survivante de la tuerie de Polytechnique, estime avoir été naïve de croire que le gouvernement libéral de Justin Trudeau allait agir à la hauteur de ses attentes.

On a l’impression [que le gouvernement] dit les bons mots, mais dans les faits, on cherche à atténuer le risque, le dérangement, pour les propriétaires d’armes, dit-elle.

Polysesouvient demande notamment au gouvernement fédéral un programme de rachat obligatoire des armes prohibées.

Il est urgent que notre gouvernement soit courageux, plaide-t-elle.

D’autres proches de victimes ont aussi pris la parole lors de cette conférence virtuelle : Louise de Sousa, la mère d’Anastasia de Sousa, victime de la fusillade du collège Dawson, ainsi que Ken Price, le père d’une survivante de la fusillade de l’avenue Danforth à Toronto.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !