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Comtés unis de Prescott et Russell : PR Transpo très loin du seuil de la rentabilité

L'intérieur d'un bus vide.

Le service de transport inter-municipal dans les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) n'est pas rentable, selon un rapport présenté aux élus.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Sur papier, l’idée de mettre sur pied un service de transport inter-municipal dans les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) était attrayante, notamment pour les personnes aux prises avec des problèmes de mobilité.

Toutefois, les résultats obtenus par PR Transpo sur le terrain jusqu’à présent sont en train de ramener tout le monde, y compris les plus optimistes, sur terre.

S’il faut se fier à un rapport préparé à l’attention des membres du comité du développement économique et touristique des CUPR, la rentabilisation du service PR Transpo constitue un défi qui relève à l’heure actuelle de l’exploit.

Une femme discute lors d'une réunion.

Carole Lavigne, la directrice du développement économique et touristique des Comtés unis de Prescott et Russell.

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

On le voit, en ce moment, les chiffres démontrent très bien que ce n’est pas rentable, explique la directrice du développement économique et touristique des CUPR, Carole Lavigne.

Au cours des six derniers mois de l’année 2021, PR Transpo a généré des revenus qui frisent à peine les 4 376 $, ce qui est bien peu en comparaison des coûts opérationnels qui s’élèvent, pour la même période, à 260 246 $.

Il y a donc un écart de 255 870 $ à combler pour atteindre le seuil de la rentabilité.

Selon le maire de Champlain, Normand Riopel, ce n'est certes pas un bilan comme celui-là qui réussira à convaincre un transporteur privé de prendre la relève lorsque le projet-pilote subventionné par la province prendra fin en 2025.

Un homme dans une réunion

Normand Riopel , maire du Canton de Champlain.

Photo : Radio-Canada

Il n’y a pas une compagnie privée sur la terre qui accepterait ça. [...] Je suis content d’avoir une subvention et je suis content de voir les chiffres. Comme ça, on va pouvoir conclure que ce n’est pas rentable, mais pas du tout, a indiqué Normand Riopel en réagissant aux chiffres contenus dans le rapport.

Légère hausse du nombre d'usagers

Malgré ce résultat pour le moins mitigé, Carole Lavigne se dit néanmoins encouragée par la légère augmentation du nombre de passagers depuis la mise en place d’un modèle sur demande en juin dernier.

À l’heure actuelle, le service compte une centaine d’usagers dont tout près de la moitié demeurent dans la région de Hawkesbury.

La directrice du développement économique et touristique est la première à l’avouer : implanter un service de transport en commun dans une vaste région rurale représente un défi colossal.

C’est sûr qu’on a eu la COVID-19. Il y a moins de gens qui se promènent. [...] Il y avait [aussi] plusieurs choses qu’on devait mettre en valeur. Nous ne sommes pas habitués à avoir un transport en commun, d’ajouter Carole Lavigne.

Les CUPR veulent aussi profiter de l’occasion pour rappeler à la population, tout spécialement les utilisateurs du service, que PR Transpo est avant toute chose un projet-pilote.

Il faut que les résidents [en] soient [conscients]. Et s’ils n’en prennent pas avantage, ça va être un programme qui va se terminer à la fin [de la subvention]. Je ne pense pas que le conseil va être prêt dans l’avenir à subventionner des taux si élevés, affirme le maire de Russell, Pierre Leroux.

Les membres du comité ont convenu de ramener le sujet à l’ordre du jour au cours des prochaines semaines.

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