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Les grandes villes demandent à Ottawa de financer d’urgence le transport en commun

Deux personnes, dont une masquée, sont assises à bonne distance dans un wagon de métro vide.

Le gouvernement fédéral avait accordé en 2020 des fonds supplémentaires aux villes pour le transport en commun.

Photo : Radio-Canada / Daniel Boily

La Presse canadienne

Les maires des grandes villes du Canada demandent l'aide du gouvernement fédéral pour combler les énormes manques à gagner dans les revenus des sociétés de transport en commun.

Le Caucus des maires des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a publié mercredi une déclaration demandant au gouvernement libéral de couvrir les déficits de transport en commun prévus pour 2022, sous peine de risquer des réductions de service majeures, le report de la construction de nouveaux projets et des hausses d'impôt foncier.

La pandémie a fait des ravages dans les revenus des sociétés de transport en commun des villes, de nombreux usagers étant en télétravail et évitant les espaces restreints et encombrés.

« L'avenir du transport en commun au Canada est en jeu. »

— Une citation de  Le maire d'Halifax, Mike Savage

La Commission de transport de Toronto prévoit un manque à gagner de 561 millions de dollars en 2022, selon la FCM.

À peu près toutes les grandes villes s'attendent à un manque à gagner considérable, y compris 53,7 millions de dollars à Edmonton et 60 à 100 millions dans la région métropolitaine de Vancouver.

Contrairement aux gouvernements fédéral et provinciaux, les villes ne peuvent pas enregistrer de déficits. Cela signifie que la saignée dans les coffres des sociétés de transport en commun du Canada devra être colmatée par des fonds qui devront provenir de quelque part.

Ne pas agir maintenant aura des impacts bien réels. La réduction des services de transport collectif entraînera une diminution de la mobilité. L'augmentation des impôts fonciers limitera la relance économique de nos villes. Des augmentations importantes des droits de passage ou des réductions de la qualité du service décourageront de nombreuses personnes d'utiliser le transport collectif et imposeront un fardeau injuste à ceux et celles qui en dépendent, a déclaré M. Savage dans le communiqué.

Une aide fédérale accordée en 2020

Le gouvernement fédéral avait accordé en 2020 des fonds supplémentaires pour s'assurer que les autobus et les trains du pays continuent de fonctionner tout au long de la pandémie, avec l'Accord sur la relance sécuritaire.

À l'époque, le Ottawa avait transféré 19 milliards de dollars aux provinces et aux territoires pour aider à consolider leurs économies, et les provinces avaient transmis une part de ces fonds aux villes pour couvrir les considérables baisses de revenus des sociétés de transport en commun.

Cette fois, cependant, les maires affirment que le besoin est plus urgent, car un manque à gagner est à prévoir pour une troisième année d'affilée.

Avant même que le variant Omicron frappe, la plupart des grands réseaux s'attendaient à des taux d'achalandage et à des revenus en baisse pour 2022. Les villes ont déjà pris des décisions difficiles. Elles ont fait des compressions là où c'était possible, mis à pied des employés ou haussé les impôts fonciers. Pourtant, les effets de la pandémie se font toujours sentir. À l'heure actuelle, plusieurs villes finalisent leur budget et ne peuvent plus attendre, a insisté M. Savage.

Le ministre des Affaires intergouvernementales, de l'Infrastructure et des Collectivités, Dominic LeBlanc, n'avait pas répondu à une demande de commentaire de La Presse canadienne au moment de publier.

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