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Le bilinguisme, nécessaire pour les chefs de parti au Nouveau-Brunswick?

Les drapeaux du Canada, de l'Acadie et du Nouveau-Brunswick devant l'édifice de l'Assemblée législative

Le Parti libéral devra choisir un nouveau chef au cours des prochains mois.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick lance l'idée que les partis politiques de la province soient obligés de choisir comme chef une personne bilingue. L'organisme espère créer un débat sur la question.

L’organisme de défense des droits des francophones tient ces jours-ci un sondage en ligne.

On voit souvent des nominations de personnes unilingues anglophones, dit le président de la SANB, Cédric Alexandre Doucet. Première chose que la personne va dire, c’est qu’elle va apprendre le français durant son mandat. Puis finalement, la personne va finir son mandat et elle n’a jamais eu l'acquisition de la deuxième langue officielle.

Deux des quatre chefs de partis représentés à l’Assemblée législative à Fredericton maîtrisent mal ou pas du tout le français : le chef du Parti progressiste-conservateur Blaine Higgs, premier ministre depuis 2018, et Kris Austin de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.

Malgré ses promesses d’apprendre le français, Blaine Higgs ne peut toujours pas répondre aux questions ou tenir une conversation dans cette langue, comme il le reconnaissait plus tôt ce mois-ci.

Blaine Higgs parle au micro et Dominic Cardy l'observe de loin.

Blaine Higgs (à gauche), peu après son élection comme chef du Parti progressiste-conservateur en 2016.

Photo : CBC/Jacques Poitras

En fonction des résultats de ce sondage, la SANB pourrait adopter une position plus ferme sur la question, mentionne Cédric Alexandre Doucet.

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick, qui forme l’opposition officielle à Fredericton, a comme chef intérimaire Roger Melanson. La seule formation politique de la province à être dirigée par un francophone doit se choisir un nouveau chef en août, mais ne s’engage pas fermement à ce qu’il soit bilingue.

Dans une déclaration écrite, Roger Melanson — qui a confirmé qu’il ne sera pas candidat — déclare toutefois que tout aspirant au rôle de premier ministre doit être bilingue, ou travailler à le devenir.

Ce n'est pas normal, un premier ministre au Nouveau-Brunswick qui est unilingue, dit de son côté le chef du Parti vert néo-brunswickois, David Coon.

C'est nécessaire d'avoir un chef de parti bilingue… ou presque, dit l’homme politique anglophone qui, malgré quelques accrocs, parle le français assez couramment pour l’utiliser avec les électeurs ou devant les médias.

Il croit cependant qu’il serait impossible de contraindre un parti à élire un chef bilingue, à moins que la formation politique s’impose elle-même cette exigence. La seule façon que j'imagine un parti peut utiliser, c'est le changement dans leurs règles, dit M. Coon.

D’après le reportage d’Alix Villeneuve

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