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Des propriétaires de gym veulent se mobiliser pour rouvrir

Des appareils d'entraînements dans un gymnase vide.

Les propriétaires de gymnases sont extrêmement déçus de ne pas être inclus dans les assouplissements aux mesures sanitaires annoncées mardi par Québec.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Des propriétaires de gymnases se disent prêts à se mobiliser « pour la santé des Québécois », alors qu'ils ignorent toujours quand ils pourront rouvrir leurs établissements. Quand à eux, les acteurs du monde culturel sont heureux de rouvrir, mais disent s'attendre à faire face à des défis.

Le président-directeur général et propriétaire du centre d'entraînement Santé 2000 à Rimouski, Claude Bellavance, a été choqué d'entendre le premier ministre François Legault mardi après-midi annoncer la reprise des sports pour les 18 ans et moins, mais pas la réouverture des gymnases.

C'est sûr que, sur le coup, on a quand même été saisis parce qu'on avait fait une bonne campagne médiatique avec le Conseil canadien de l'industrie du conditionnement physique. Et, vraiment, on pensait qu'on repartirait en même temps que les sports pour les jeunes, soutient-il.

Claude Bellavance.

Claude Bellavance est propriétaire du gymnase Santé 2000 le Club à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Claude Bellavance poursuit en expliquant que peu d'éclosions se sont déclarées dans les centres d'entraînement et qu'aucune transmission communautaire ne s'est installée dans son établissement depuis le début de la pandémie.

« On respecte toutes les normes que le gouvernement nous a imposées et il n'y a pas eu d'éclosion communautaire. Nous, c'est sécuritaire ici. On travaille sur la santé des clients. On les éloigne de l'hôpital. »

— Une citation de  Claude Bellavance, président-directeur général et propriétaire du Santé 2000

Selon le propriétaire du Santé 2000, la réouverture des centres d'entraînement fait partie d'une solution plus large pour améliorer la santé des Québécois.

C'est important parce qu'il y a une détresse mentale et physique chez la population. On le voit. Le monde a besoin de retrouver une santé physique. Le monde est sédentaire. Le monde a besoin de se regrouper, de manière sécuritaire. C'est vital, estime-t-il.

Claude Bellavance avance que des milliards sont investis dans le système hospitalier au Québec, alors que le montant alloué à la prévention en santé est beaucoup plus mince.

Un médecin rédige une prescription.

Le propriétaire du Santé 2000 aimerait que les médecins puissent prescrire de l'activité physique à leurs patients comme c'est le cas pour la prescription de médicaments. (Archives)

Photo : Shutterstock

Il aimerait donc motiver des propriétaires de centres d'entraînement à demander, avec lui, au gouvernement des actions pour améliorer en amont la santé des Québécois.

Il pense notamment à des prescriptions d'activité physique qui pourraient être remises par les médecins à leurs patients. Des frais liés à la pratique d'activités physiques pourraient alors être remboursés par les assureurs, selon lui.

« On fait partie de la prévention. [...] On pourrait voir les effets facilement d'ici deux ans avec un projet qui coûterait 100 fois ou 1000 fois moins cher que ce qui se passe dans les hôpitaux en ce moment.  »

— Une citation de  Claude Bellavance, président-directeur général et propriétaire du Santé 2000

Claude Bellavance reconnaît aussi le fait que la plupart des personnes qui sont décédées de la COVID-19 présentaient une comorbidité comme l'obésité, le tabagisme ou la sédentarité. Nous, on peut aider [les gens dans une telle situation] à améliorer leur condition physique, à les sortir de la sédentarité, poursuit-il.

Selon M. Bellavance, plus d'un Québécois sur six fréquente un centre d'entraînement. Il espère que le gouvernement rouvrira bientôt ces lieux pour préserver la santé de ceux qui les fréquentent.

Réouverture des cinémas et des salles de spectacle : une bonne nouvelle en demi-teinte

Contrairement aux propriétaires de gymnases, les acteurs du milieu culturel ont poussé un soupir de soulagement mardi, alors que le gouvernement a annoncé la réouverture des cinémas et des salles de spectacle à partir du 7 février.

La capacité de ces salles sera toutefois réduite à 50 % et à un maximum de 500 spectateurs.

Cette nouvelle variable a tout de même ébranlé les équipes de gestion des différentes salles de spectacles de l'Est-du-Québec puisqu'elles devront à nouveau gérer des remboursements pour les billets vendus en trop pour certaines représentations selon les nouvelles règles.

Des verres sont suspendus au-dessus d'un bar dans une salle de spectacle.

Les gestionnaires des lieux de diffusion culturelle sont privés des revenus normalement tirés de la vente d'alcool. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les diffuseurs prévoient aussi devoir affronter un nouveau défi financier, malgré le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), puisque la vente d'alcool demeurera interdite pour le moment puisque les bars doivent rester fermés.

Le président du Réseau des organisateurs de spectacles de l'Est-du-Québec (ROSEQ), Alan Côté, explique que les revenus liés à la vente d'alcool sont importants pour les diffuseurs.

« L'alcool, c'est comme le pop corn pour les cinémas. [Ça fait surtout mal aux] salles à petite jauge qui sont faites pour ça, pour le cabaret. Donc, tout ça n'est pas si simple. »

— Une citation de  Alan Côté, président du ROSEQ

Pour ce qui est des cinémas, les cinéphiles pourront regagner les salles dès le 7 février sur la Côte-Nord.

Ils devront toutefois attendre au 11 février pour ce qui est des cinémas du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Des propriétaires de cinémas souhaitent encourager à nouveau les gens à fréquenter les salles de projection, après avoir été freinés par la fermeture en décembre.

La période des Fêtes représente normalement 15 % de leur achalandage annuel.

L'entrée du cinéma et son guichet de vente de billets.

Les propriétaires de cinéma espèrent pouvoir retrouver leur clientèle, après avoir dû fermer leurs portes en décembre. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Claude Côté

Certains cinémas proposeront des programmations hybrides pour attirer la clientèle.

On va essayer de [trouver un équilibre], les premières semaines, entre les films que les gens n'auraient pas eu le temps de voir en décembre, mais aussi les nouveautés qui ont pris l'affiche depuis et qui sont prévues pour le mois de février, explique le copropriétaire du Cinéma Lido de Rimouski, Alexandre Hurtubise.

Avec les informations de Denis Leduc et de Xavier Lacroix

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