•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Plus d’enseignants albertains songent à quitter la profession, selon un sondage

Une classe avec une enseignantes et des élèves, vus de dos.

Un nouveau sondage montre que les enseignants albertains sont stressés.

Photo : iStock

Radio-Canada

Un nouveau sondage par l’Association des enseignants de l'Alberta (ATA) montre que le stress est encore élevé dans la profession et que de plus en plus d'enseignants songent à exercer un autre métier.

Le sondage montre que 53 % des répondants disent être fortement d’accord avec l’énoncé Je me sens stressé et que 35 % sont généralement d'accord avec l'énoncé.

Les enseignants disent aussi être fatigués, puisque 91 % des répondants sont en accord général avec l’énoncé : Je me sens épuisé à la fin de la journée.

L'anxiété et la dépression sont aussi plus élevées que dans le grand public, affirment les enseignants consultés.

De plus, 30 % d'entre eux envisagent de quitter la profession, 20 % ne sont pas certains de revenir, et 10 % affirment qu’ils ne reviendront pas pour la rentrée scolaire de 2022-2023.

Au sein de ce groupe et dans un horizon de 5 ans, 16 % des répondants disent qu'ils seront à la retraite, 14 %, qu’ils auront quitté la profession pour un autre métier, et 7 %, qu’ils quitteront l'Alberta pour enseigner ailleurs.

Selon le sondage, le plus frappant dans ces données est que le nombre de répondants (14 %) déclarant qu'ils quitteront la profession d'enseignant pour une autre occupation a doublé par rapport aux enquêtes d'opinion précédentes auprès des membres.

Les enseignants perçoivent que le gouvernement n’écoute pas leurs préoccupations concernant la COVID-19. Il ne les consulte pas sur la création et le contenu du nouveau programme, sur la taille des classes ou va dire devant les médias que les enseignants ne doivent pas croire l’Association des enseignants de l’Alberta , affirme le président de l’Association des enseignants de l’Alberta, Jason Schilling.

Les enseignants se sentent méprisés et démoralisés par ce gouvernement pour le travail qu’ils ont réalisé pendant la pandémie et je crois que c’est ce qu’on voit dans le sondage, ajoute Jason Schilling.

En tout, 87 % des répondants sont tout à fait d'accord avec le fait que les élèves de leurs classes ont du mal avec l'apprentissage et ont des lacunes importantes dans leur compréhension du programme d'études pendant la pandémie. De plus, 8 enseignants sur 10 se disent extrêmement inquiets au sujet du nouveau projet de programme K-6 , révèle par ailleurs le sondage.

Lors d'une conférence de presse mardi, la porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière d'éducation, Sarah Hoffman, a imputé les résultats de l'enquête au refus du gouvernement du Parti conservateur uni (PCU) au pouvoir de donner aux écoles les ressources dont elles ont besoin.

Les résultats peuvent être attribués à la mauvaise gestion flagrante de la pandémie par le gouvernement PCU et son incapacité à garantir que les écoles de l'Alberta soient aussi sûres que possible pendant cette difficile crise de santé publique, a déclaré Sarah Hoffman.

Le sondage « soulève des questions », dit le gouvernement

Dans une déclaration écrite, une porte-parole pour le ministère de l’Éducation, Katherine Stavropoulos, déclare  Le gouvernement de l'Alberta reconnaît à quel point les deux dernières années ont été difficiles. Nous sommes reconnaissants à tous, parents, élèves, enseignants et partenaires de l'éducation, pour leur flexibilité et leur dévouement continus pendant la pandémie.

Le récent sondage de l'ATA est basé sur les réponses d'environ 1300 enseignants de la maternelle à la 12e année en Alberta, ce qui représente seulement 2,8 % des 46 000 enseignants de l'Alberta, dit Mme Stravropoulos. Il semble également qu'il s'agisse d'un sondage éclair auprès d'un groupe qui se présente comme un groupe d'enseignants qui ont indiqué qu'ils participeront à des sondages du syndicat. Cette enquête ne représente pas un échantillon aléatoire d'enseignants et soulève des questions quant à l'exactitude de ses résultats.

Méthodologie : Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1000 enseignants et 200 dirigeants d’organisations scolaires. Radio-Canada ne peut pas calculer avec précision une marge d'erreur pour les sondages en ligne. À des fins de comparaison seulement, un échantillon probabiliste de même taille donnerait une marge d'erreur de +/- 2,5 % 19 sur 20.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !