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La majorité des patates du Nouveau-Brunswick maintenant exportées aux États-Unis

Les exportations vers les États-Unis des pommes de terre fraîches de l’Île-du-Prince-Édouard sont suspendues depuis novembre.

Un champ de pommes de terre.

Depuis novembre, les exportations vers les États-Unis de pommes de terre fraîches de l’Île-du-Prince-Édouard sont suspendues.

Photo : CBC/John Robertson

Radio-Canada

Depuis que les producteurs de l’Île-du-Prince-Édouard ne sont plus autorisés à fournir le marché américain, la majorité des pommes de terre fraîches du Nouveau-Brunswick sont exportées vers les États-Unis.

Au Nouveau-Brunswick, Marcel Michaud, le président des Fermes GAM Michaud dans le Madawaska, indique que 90 % de ses pommes de terre sont dirigées vers les États-Unis en ce moment, et même parfois plus.

En temps normal, seulement 20 % vont aux États-Unis et 80 % sont destinées au marché canadien, principalement à l’Ontario et aux provinces de l'Atlantique.

Depuis novembre, les exportations vers les États-Unis de pommes de terre fraîches de l’Île-du-Prince-Édouard sont suspendues.

Dennis King dehors devant les médias, près d'une pile de sacs de pommes de terre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dennis King, premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, et des producteurs de pommes de terre de la province se sont rendus à Ottawa le 8 décembre 2021.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le gouvernement canadien a pris cette décision controversée après la découverte de cas de gale verruqueuse dans des champs de l’île. Ce champignon peut nuire au rendement des récoltes, mais est sans danger pour la consommation.

Après cette annonce, ils nous ont dit, ça va être ça la stratégie : on va vous envoyer dans les divisions américaines. Puis on va prendre les patates de l’Île-du-Prince-Édouard pour fournir les divisions canadiennes, explique Marcel Michaud.

La demande provient principalement des épiceries et des distributeurs de la côte est américaine, de l’État de New York jusqu’à la Floride, souligne-t-il.

Ça ne change pas grand-chose, relate Marcel Michaud. Nous autres, on était équipés pour faire de l'exportation. On en faisait, et puis on n’avait pas de problèmes. On avait favorisé le marché canadien, parce qu'on trouvait que c'était plus stable.

Le Nouveau-Brunswick compte seulement cinq expéditeurs avec la capacité d’emballer des pommes de terre dans des petits sacs pour les épiceries américaines. Trois de ces producteurs exportent déjà 100 % de leurs produits vers les États-Unis.

Selon Marcel Michaud, avec la quantité de pommes de terre de table disponibles au Nouveau-Brunswick, il est impossible de pallier entièrement le manque à gagner des patates de l'Île-du-Prince-Édouard sur le marché américain.

D’après le reportage de Bernard LeBel

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