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Un artiste rend hommage aux victimes de la grande mosquée

Des portraits sont accrochés au mur

Les portraits des six personnes qui ont perdu la vie lors de l'attentat de la grande mosquée de Québec sont exposés à l'intérieur du lieu de culte pour quelques jours.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

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Cinq ans après l’attentat à la grande mosquée de Québec, un artiste rend hommage aux six personnes qui ont perdu la vie. Leurs portraits sont exposés à l’intérieur du lieu de culte et seront offerts à leurs familles après les commémorations prévues pour samedi.

Même si leur vie s’est terminée tragiquement le 29 janvier 2017, Boufeldja Benabdallah, fondateur du Centre culturel islamique de Québec, se souvient encore de Mamadou Tanou Barry, d’Ibrahima Barry, d’Abdelkrim Hassane, d’Aboubaker Thabti, d’Azzeddine Soufiane et de Khaled Belkacemi comme s’il les avait vus hier.

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Boufeldja Benabdallah se souvient encore des six hommes comme s'il les avait vus hier.

Photo : Radio-Canada

Lorsqu’il regarde leurs visages souriants peints par l’artiste Aquil Virani, le fondateur du Centre culturel islamique de Québec ne peut s’empêcher de vanter les qualités de ses amis.

Un homme charmant, dit-il, en pointant le portrait d’Aboubaker Thabti. À chaque fois que je le vois, il est toujours souriant! Toujours un petit sourire au bout des lèvres.

À gauche du portrait d’Aboubaker Thabti, il y a celui de Mamadou Tanou Barry.

Un intellectuel, mentionne Boufeldja Benabdallah. On le voit toujours avec ses amis qui s'assoient au fond, là-bas.

Boufeldja Benabdallah parle de ses frères au présent, même s’ils ne sont plus là. Encore aujourd’hui, il s’imagine voir Azzeddine Soufiane entrer dans la mosquée, vêtu de sa djellaba. Justement, c’est de leur vie que préfère se souvenir Boufeldja Benabdallah, pas des circonstances de leur mort. Il souhaite que les portraits des six hommes permettent à tous de se souvenir d’eux de la même manière.

« Je préfère les voir comme dans le temps. »

— Une citation de  Boufeldja Benabdallah, fondateur du Centre culturel islamique de Québec

D’ailleurs, il est plutôt inusité de voir des visages exposés dans une mosquée, puisque la religion musulmane proscrit l’usage de l’iconographie. Une entorse que se permet le Centre culturel islamique dans le cadre des commémorations.

C'est une exception, on le sait. On souhaite que la population musulmane ne nous en veuille pas! lance Boufeldja Benabdallah, un sourire en coin.

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Les portraits d'Ibrahima Barry et de Hassane Abdelkrim sont exposés dans la grande mosquée de Québec.

Photo : Radio-Canada / Steve Breton

De toute façon, les peintures ne seront pas toujours accrochées aux murs de la mosquée. Après la cérémonie de samedi, lors de laquelle sera souligné le cinquième anniversaire de l’attentat, elles seront remises aux familles des six disparus.

Avec les informations de Bruno Savard

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