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Des camionneurs de l’Atlantique convergent vers Ottawa pour dénoncer la vaccination

Un camion passe au milieu de la route alors que des gens autour de la route brandissent affiche et drapeau.

Un autre convoi, qui est parti de la Colombie-Britannique dimanche, devrait arriver à Ottawa ce week-end (archives).

Photo : Radio-Canada / Cameron MacIntosh

Radio-Canada

Des camionneurs de partout en Atlantique prendront la route vers Ottawa jeudi afin de dénoncer la vaccination obligatoire. Ils formeront un convoi avec des membres de groupes opposés aux restrictions sanitaires. Cette initiative ne fait toutefois pas l'unanimité dans le milieu des routiers.

Le directeur général de l'Association du camionnage des provinces de l’Atlantique, Jean-Marc Picard, croit que cette manifestation est inefficace, car les revendications vont au-delà de l'opposition à la vaccination obligatoire des camionneurs.

Un message dilué

Ça a escaladé à des niveaux qu’on parle même plus du camionnage, c’est "liberté de choix", "confinement", masque, donc le message est déjà perdu. [...] Ça a commencé avec le mandat des vaccins et les camionneurs qui allaient aux États-Unis et là c’est rendu avec un mouvement qui touche plein d’organismes et c’est sur le dos des camionneurs et je trouve que ça fait paraître très mal l’industrie, indique le porte-parole.

Jean-Marc Picard, directeur général de l’Association du camionnage des provinces de l’Atlantique.

Jean-Marc Picard, directeur général de l’Association du camionnage des provinces de l’Atlantique (archives)

Photo : Radio-Canada / Guillaume Aubut

Depuis la mi-janvier, les camionneurs qui entrent au Canada en provenance des États-Unis doivent être vaccinés contre la COVID-19.

Cette mesure a poussé des organismes à organiser une manifestation à Ottawa samedi. Divers convois à travers le pays ont pris la route pour y participer et montrer leur désaccord.

Mais selon Jean-Marc Picard, le message s’est perdu. Il craint que le mouvement ait des répercussions négatives sur l’opinion publique.

Un convoi de camions à destination d'Ottawa circule sur l'autoroute 2 en Alberta.

Un convoi de camions à destination d'Ottawa circule sur l'autoroute 2 en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Donna McElligott

C’est les camionneurs qui paraissent comme si c’est nous autres qui avons initié ça, il y a des gens qui ne font pas partie des camionneurs qui font partie du mouvement, c’est pas quelque chose qui passe bien pour tout le monde, explique-t-il.

Un camionneur québécois qui traverse régulièrement la frontière entre les États-Unis et les Maritimes, Pierre Perigny, est du même avis. C’est tellement confus leur message que je crois que c’est peut-être bien pour eux autres, mais je crois que ça n’aura pas grande portée.

Le fédéral n'a pas l'intention de reculer

Le ministre des Affaires intergouvernementales, de l'Infrastructure et des Collectivités, Dominic LeBlanc, a répété mardi que le gouvernement fédéral n’a pas l’intention de revenir sur sa décision quant à la vaccination obligatoire des camionneurs.

On sait très bien que les vaccins sont la meilleure façon de nous sortir des difficultés d’Omicron et de la COVID-19, et tout le monde a l'obligation de faire sa part. Nous allons maintenir cette obligation-là, a-t-il dit.

Appel au calme

L’Association du camionnage des provinces de l’Atlantique, qui n'appuie pas le mouvement national, lance donc un appel au calme auprès de ses membres et tient à préciser qu’elle travaille à améliorer leurs conditions de travail.

On a travaillé fort pour que le mandat ne passe pas, mais le fédéral était très ferme sur leur décision. On a essayé, on a essayé, mais un moment donné il va falloir avancer et gérer la situation du mieux qu’on peut, parce que là c’est la chaîne d’approvisionnement qui va en souffrir, insiste Jean-Marc Picard.

Il souligne que les États-Unis viennent également d’instaurer une politique de vaccination obligatoire pour les camionneurs.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit être au courant du passage du convoi jeudi dans les Maritimes et de possibles perturbations sur les routes.

Nos membres assureront un équilibre entre les droits des manifestants et l’application de la loi. [...] Si quelqu’un bloque ou obstrue la grande route, des infractions criminelles, y compris la violence, ne seront jamais tolérées par la police, affirme le caporal Hans Ouellette, agent des relations des médias pour la GRC au Nouveau-Brunswick.

Des manifestants du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard se sont notamment donné rendez-vous à Moncton, à 11 h. Ils prendront ensuite la route tous ensemble et passeront par Fredericton et Edmundston avant de rejoindre d'autres manifestants au Québec et de rouler jusqu'à Ottawa.

La police suggère à la population de consulter la plateforme 511 avant de prendre la route jeudi.

D'après un reportage de Sarah Déry

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