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Archives

Champions olympiques et champions de cœur des années 80, 90 et 2000

La cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver de 1988 à Calgary.

La cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver de 1988 à Calgary

Photo : Getty Images / JONATHAN UTZ

Radio-Canada

Quels athlètes canadiens deviendront nos prochains héros olympiques aux JO de Pékin? Tirés de nos archives, voici sept portraits de sportifs inspirants qui nous ont fait vibrer au cours des Jeux olympiques d’hiver des décennies 80, 90 et 2000.

Gaétan Boucher à Sarajevo en 1984

Capsule du journaliste Claude Quenneville rappelant les trois victoires du patineur de vitesse Gaétan Boucher aux Jeux olympiques de Sarajevo.

Médaillé d’argent à Lake Placid en 1980, Gaétan Boucher avait été choisi pour porter le drapeau canadien à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Sarajevo en 1984.

Cette capsule de la série Mémoire olympique nous laisse voir les trois courses qui se sont soldées en victoires pour le patineur de vitesse originaire de Sainte-Foy.

Au 1000 m, il devance sur l’anneau de glace extérieur les autres patineurs par près d'une seconde et devient le premier patineur de vitesse canadien masculin médaillé d'or aux Jeux olympiques d’hiver.

Ça a été, et de loin, ma meilleure année parce que la confiance était là, confie Gaétan Boucher en 2014. Je ne perdais pas de course en 1984.

Son record de trois médailles individuelles à des Jeux d’hiver tiendra près de vingt-deux ans, soit jusqu’à ce que la patineuse de vitesse Cindy Klassen en gagne cinq aux JO de Turin en 2006.


Pierre Harvey à Calgary en 1988

Portrait du fondeur Pierre Harvey par le journaliste Pierre Nadeau.

L’émission Le Point du 1er février 1988 nous offre le portrait de Pierre Harvey. À l’approche des JO de Calgary, le skieur originaire de Rimouski est l’un des espoirs canadiens pressentis pour repartir avec une médaille.

Celui que le journaliste Pierre Nadeau présente comme une « grande vedette internationale de ski de fond » est devenu l’hiver précédent le premier Canadien à remporter une médaille d’or dans cette discipline lors d’une épreuve de la Coupe du monde.

La course que j'ai gagnée l'année dernière en Coupe du monde, ça a été très facile du début à la fin, témoigne Pierre Harvey. Je pensais seulement à bien skier et je m'amusais tout le long de la compétition.

Le reportage de Pierre Nadeau nous montre ses modestes moyens d’entraînement et souligne le rôle que joue son entourage pour lui permettre de se démarquer.

L’entraîneur Laurent Roux participe à bâtir la confiance du fondeur, car une partie de la victoire repose dans l’attitude psychologique, explique le journaliste.

Le skieur Pierre Harvey est aussi accompagné de sa femme Mireille, médecin et athlète de haut niveau. Au moment du reportage, cette dernière est enceinte de leur premier enfant, Alex, qui suivra les traces de ses parents en ski de fond.

Les JO de Calgary seront les derniers de Pierre Harvey, qui aura l’honneur de prononcer le serment des athlètes pendant la cérémonie d’ouverture.


Nathalie Lambert à Albertville en 1992

Portrait de la patineuse de vitesse Nathalie Lambert par la journaliste Marie-José Turcotte.

Dans ce reportage produit pour les Jeux olympiques d’hiver d’Albertville de 1992, la journaliste Marie-José Turcotte s’entretient avec la patineuse de vitesse Nathalie Lambert.

Elles parcourent ensemble les rues de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, où Nathalie Lambert a grandi et où elle a commencé le patinage de vitesse dans une installation qui datait des JO de 1976.

En 1991, Nathalie Lambert est championne du monde en patinage de vitesse. Un titre qui, malgré son calibre, lui a fréquemment échappé en raison d’embûches et de malchances.

Ça forme la personnalité, mais c'est aussi souvent dur à accepter pour des athlètes, exprime-t-elle sur les défaites accumulées. Désormais, l’athlète a changé sa façon de voir le sport.

Nathalie Lambert a encore le goût de gagner, explique la journaliste Marie-José Turcotte, mais l'important pour elle est maintenant de donner son maximum.

« Le patin, c'est important. Le sport, c'est important. Mais les gens qui sont proches de toi le sont encore plus. »

— Une citation de  Nathalie Lambert

Ça va être une épreuve quand je vais accrocher mes patins, exprime tout de même l’athlète, qui termine une maîtrise en éducation physique tout en poursuivant l’entraînement.

Aux JO d’Albertville de 1992, Nathalie Lambert décrochera une médaille d’or au relais du 3000 m. Elle sera ensuite désignée pour porter le drapeau canadien à la cérémonie de clôture.


Jean-Luc Brassard à Lillehammer en 1994

« Je me rappelle chacune des bosses. Je me rappelle à quel point c'était difficile. »

— Une citation de  Jean-Luc Brassard

Capsule de la journaliste Marie-José Turcotte rappelant la descente en bosses couronnée d'or pour le skieur acrobatique Jean-Luc Brassard.

Dans cette autre capsule de la série Mémoire olympique, le skieur acrobatique Jean-Luc Brassard décrit dans les moindres détails sa descente à l’épreuve des bosses aux Jeux olympiques de 1994.

Le médaillé d’or confie à la journaliste Marie-José Turcotte sa paralysie à la ligne de départ, ses réflexions à la troisième bosse, son saut qu’il a décidé d’ajuster en une fraction de seconde, puis son passage euphorique à la ligne d’arrivée.

« J'entendais juste un brouhaha et je savais que c'était bon. »

— Une citation de  Jean-Luc Brassard

Jean-Luc Brassard souligne dans cet entretien qu’il clôturait l’épreuve sous le regard de tous ses compétiteurs ce qui pouvait lui mettre une pression encore plus forte.

J'étais content d'avoir réussi à passer à travers le moment le plus difficile de ma vie avec la meilleure descente que je pouvais faire à ce moment-là, exprime Jean-Luc Brassard, ému, en 2014.


L’équipe féminine de hockey en 1998

Reportage de Stéphan Bureau sur le processus de sélection de l'équipe féminine de hockey pour les Jeux olympiques de Nagano.

Aux Jeux olympiques de Nagano, une nouvelle discipline est au programme pour les athlètes féminines : le hockey sur glace.

Pour l’émission Le Point du 5 février 1998, le journaliste Stéphan Bureau suit le processus de sélection de l’équipe nationale de hockey féminin qui écrira cette page d’histoire.

L’élite canadienne du hockey féminin est rassemblée dans un camp d’entraînement à Calgary qui vise à déterminer les vingt joueuses de l’équipe qui s’envolera pour Nagano.

Stéphan Bureau recueille les témoignages de la gardienne de but Manon Rhéaume, de la doyenne France St-Louis et d’autres hockeyeuses qui lui expriment leurs espoirs et leurs appréhensions devant cette dernière épreuve qui ouvre ou ferme la voie à leur rêve olympique.

« Présentement, tout le monde a comme but d'aller aux Olympiques et de gagner la médaille d'or, mais il faut d’abord que tu te fasses une place dans l'équipe et donc il y a beaucoup de pression. »

— Une citation de  Manon Rhéaume

Dans la chambre des joueuses, comme partout ailleurs, les femmes de l'équipe s'appuient, se réconfortent mutuellement dans les moments difficiles, observe le journaliste. La solidarité est évidente.

Pour la première fois de leur vie, les joueuses ont même droit à un salaire pour s'entraîner à plein temps, souligne-t-il. C’est une occasion pour elles de sortir de l’ombre du hockey masculin.

Jennifer Botterill, Thérèse Brisson, Cassie Campbell, Judy Diduck, Nancy Drolet, Lori Dupuis, Danielle Goyette, Geraldine Heaney, Jayna Hefford, Becky Kellar (Duke), Kathy McCormack, Karen Nystrom, Lesley Reddon, Manon Rhéaume, Laura Schuler, Fiona Smith-Bell, France St-Louis, Vicky Sunohara et Hayley Wickenheiser seront finalement les vingt hockeyeuses retenues.

À Nagano, l’équipe olympique féminine de hockey du Canada remportera la médaille d’argent. L’équipe masculine repartira pour sa part bredouille, terminant en quatrième place.


Jamie Salé et David Pelletier à Salt Lake City en 2002

Capsule du journaliste Claude Quenneville rappelant le scandale autour de la médaille des patineurs Jamie Salé et David Pelletier pour l'épreuve de couples.

Salt Lake City 2002 a été le théâtre d'une rivalité qui s'est transformée en spirale incontrôlable, expose le journaliste Claude Quenneville dans cette capsule Mémoire olympique produite en 2014.

L’Albertaine Jamie Salé et le Québécois David Pelletier forment l'un des couples les plus célèbres du patinage artistique canadien.

Aux Championnats canadiens de 2000, leur programme long Love Story a ébloui le public, recueillant cinq notes parfaites de 6,0 et le premier de trois titres consécutifs de champions nationaux.

Aux Jeux olympiques de 2002, ils doivent se mesurer aux patineurs russes Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze. Après leur programme libre, tous leur donnent la victoire. Jamie Salé et David Pelletier ont été impeccables sur les plans artistique et technique, mais le pointage ne va pas dans le même sens.

Consterné, le duo canadien voit ainsi la médaille d’or lui échapper et récolte la médaille d’argent. On apprendra cependant que la juge française Marie-Reine le Gougne a manipulé ses pointages au profit du duo russe.

Quatre jours plus tard, l'Union internationale de patinage, sous la pression du Comité international olympique, déclare la juge française coupable de fraude.

Comme le montre la fin de cette capsule, Jamie Salé et David Pelletier se verront décerner une deuxième médaille d’or pour l’épreuve des couples aux côtés des Russes Elena Berezhnaya et Anton Sikharulidze.

On retiendra d’ailleurs la grâce avec laquelle ils ont réagi lors des événements et l'esprit sportif dont ils ont fait preuve envers le couple russe.


Clara Hughes à Turin en 2006

Portrait de la patineuse de vitesse Clara Hughes par la journaliste Josée Dupuis.

Le Téléjournal du 31 mars 2006 animé par Céline Galipeau brosse le portrait de Clara Hughes, médaillée d’or aux Jeux olympiques de Turin.

La patineuse de vitesse a remporté quelques semaines plus tôt l'épreuve du 5000 m, l’une des disciplines les plus exigeantes des JO d’hiver. Elle décrit à la journaliste Josée Dupuis l’émotion qui l’a envahie au fil d’arrivée, et ses jambes qui ont lâché.

Le reportage s’attarde aussi à l’engagement social de cette athlète originaire du Manitoba qui a été adoptée par la communauté de Glen Sutton en Estrie, où elle vit depuis six ans.

En 2006, Clara Hughes est la seule athlète canadienne à avoir remporté des médailles aux JO d'hiver et d'été, soit en cyclisme et en patinage de vitesse. Elle est la quatrième dans le monde à avoir réussi cet exploit.

Une fois à la maison, Clara Hughes range ses médailles dans son placard. Je suis Clara. Je ne suis pas la fille avec les médailles. Je ne veux pas être ça, soutient-elle. J'ai les souvenirs dans mon cœur, dans ma tête et pour moi c'est assez.

Investie dans l’organisme Right to play qui encourage les enfants de pays en développement à faire du sport, la patineuse de vitesse dit avoir été inspirée par cette cause au moment de sa course qui lui a valu la médaille d’or.

Une autre source d’inspiration qui lui a fait choisir le sport : Gaétan Boucher, dont elle a vu la performance aux Jeux olympiques et dont elle a admiré tous les mouvements.

J’ai voulu faire ça, conclut Clara Hughes avec son sourire communicatif.

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