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Le Nouveau-Brunswick offre de nouvelles options de soins pour désengorger les urgences

Par exemple, les ambulanciers pourront choisir de ne pas transporter un patient à l'urgence et les pharmaciens pourront traiter davantage de personnes.

Paul Young estime que les certificats médicaux ne devraient pas être exigées pour des absences de cinq jours et moins.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick croit que plusieurs personnes pourraient éviter de se présenter dans les salles d'urgences des hôpitaux de la province (archives).

Photo : Shutterstock / Monkey Business Images

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick offrira de nouvelles possibilités d’accès aux soins de santé communautaires afin de désengorger les services d’urgences. Ces changements visent à diriger les cas non urgents vers d'autres fournisseurs de soins.

La ministre de la Santé Dorothy Shephard estime qu’environ 60 % des patients qui se présentent dans les services d’urgence pourraient être traités à l’extérieur de l’hôpital, par exemple dans une pharmacie ou une clinique communautaire, si un accès aux soins était possible dans un délai plus raisonnable.

Nous pouvons offrir de meilleurs soins à ces patients, tout en soulageant les équipes dans les hôpitaux , a déclaré la ministre, lors d’un point de presse mercredi après-midi.

La ministre de la Santé Dorothy Shephard.

La ministre de la Santé Dorothy Shephard lors d'un point de presse (archives).

Photo : Radio-Canada

Plus de pouvoir aux ambulanciers

Les ambulanciers pourront notamment décider s’ils doivent transporter un patient à l’hôpital ou si une autre solution est plus adaptée.

[La décision] va être basé sur l'aspect clinique du patient, selon un protocole qui a été établi avec des algorithmes pour déterminer si le patient doit être transféré à l'hôpital ou non, explique Richard Losier, président de Services de santé Medavie Nouveau-Brunswick et directeur général d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

Une ambulance, en hiver, est arrêtée près d'une voiture. Les paramédicaux parlent au conducteur.

Les ambulanciers pourront offrir d'autres options aux patients, que de les transporter à l'hôpital. (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Si le patient n'est pas transporté à l'hôpital, d'autres options lui seront présentées, assure-t-il.

Ce facteur là, s'il a besoin d'être transféré, on transporte, mais sinon, ils vont laisser de l'information sur où il sera mieux servi avec sa condition, ajoute-t-il.

Les responsables de la santé répètent que les cas réellement urgents continueront d'être envoyés à l'hôpital et soignés, comme c'est le cas actuellement.

D'autres changements à venir

Dès le 31 janvier, des changements dans l’offre de soins entreront en vigueur.

Les pharmaciens pourront renouveler de nombreuses ordonnances, même si le patient n’a pas de médecin de famille. Ils pourront également prescrire un traitement pour des problèmes de santé mineurs comme des infections urinaires ou des problèmes de peau, par exemple. Ils pourront également répondre à des questions sur la vaccination.

Le service Télé-Soins 811 a été élargi. Il sera possible de prendre des rendez-vous en personne ou des rendez-vous virtuels pour obtenir des soins dans un délai de 24 heures.

Une femme travaillant à un ordinateur porte un casque muni d'un micro pour répondre aux appels du public.

Télé-Soins 811 offrira des rendez-vous en personne (archives).

Photo : Ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse/Natasha Halili-Banks

Les services de cliniques sans rendez-vous offerts par eVisitNB permettront de consulter un médecin ou une infirmière praticienne pour des maladies fréquentes, des blessures, des infections ou des problèmes de santé mentale. Ces services seront offerts gratuitement, en personne ou en virtuel, à toutes les personnes disposant d’une carte d’assurance-maladie valide.

Les centres de santé mentale communautaires offrent un nouveau modèle de prestation de services appelé la thérapie à séance unique. Ils sont offerts sur ou sans rendez-vous.

Les personnes qui ont un médecin de famille ou une infirmière praticienne devraient encore communiquer avec leur fournisseur en premier lieu. S’il n’est pas possible d’obtenir un rendez-vous assez rapidement et que la demande est urgente, ils peuvent toutefois se tourner vers ces nouveaux services plutôt que de se rendre dans un service d’urgence.

Nous avons procédé rapidement à la mise en œuvre de ces changements et nous savons qu’il y aura des défis à surmonter, a dit la ministre.

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