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Le nombre de cas de COVID-19 en Saskatchewan diminuera bientôt, selon un toxicologue

John Giesy tient un échantillon.

Le professeur John Giesy précise cependant que le nombre de décès et d'hospitalisations mettra plus de temps à diminuer. (archives)

Photo : Radio-Canada / /Université de la Saskatchewan

Radio-Canada

Le toxicologue et professeur à l’Université de la Saskatchewan John Giesy s'attend à ce que le nombre d'infections par la COVID-19 diminue en Saskatchewan dans les prochaines semaines.

John Giesy travaille à la Global Institute for Water Security (GIWS) de l'Université de la Saskatchewan. C'est l'un des chercheurs principaux d'études des données génétiques présentes dans les eaux usées réalisées par l'institut.

Les données publiées lundi par le GIWS notent une forte diminution de la charge virale de COVID-19 dans les égouts de la Saskatchewan.

Les échantillons prélevés la semaine dernière montrent une chute de la charge virale dans les trois villes où ils ont été prélevés.

Ces données peuvent prédire la trajectoire de la pandémie dans les 7 à 10 jours suivant le prélèvement.

Diminution de la charge virale dans les eaux usées

Échantillonnage des eaux usées

Charge virale normalisée

Charge virale du variant Omicron

Saskatoon

-39,3 %

-49,4 %

Prince Albert

-58,2 %

-68,2 %

North Battleford

-8,1 %

-70,7 %

John Giesy se base sur ces résultats pour prévoir une diminution prochaine du nombre de contaminations.

Il précise cependant que le nombre de décès et d'hospitalisations mettra plus de temps à baisser.

Le chercheur rappelle que les personnes qui sont traitées aux soins intensifs peuvent y rester plusieurs semaines.

« En ce moment, la pression exercée par la pandémie sur le système de santé est la grande préoccupation des épidémiologistes et des autorités réglementaires. »

— Une citation de  John Giesy, toxicologue et professeur à l’Université de la Saskatchewan

John Giesy croit qu'il y a trop peu de tests PCR effectués dans la province pour que le nombre de cas confirmés soit un bon indicateur de la trajectoire de la pandémie en Saskatchewan. Il y a beaucoup plus de personnes atteintes de la COVID-19 que de cas confirmés.

M. Giesy estime que les données de son laboratoire sont plus efficaces pour réaliser les modèles. Il souligne que l’apparition d’un nouveau variant pourrait causer une recrudescence du nombre de cas et que de nouvelles restrictions sanitaires pourraient faire descendre le nombre de contaminations plus rapidement.

Avec des informations de David Shield

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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