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Le Dr Shahab soutient que les règles sanitaires demeureront au moins jusqu’à mars

In a Sept. 10 news conference, Saskatchewan chief medical health officer Dr. Saqib Shahab voiced concern about the province's child-vaccination rates based on 'current trends in parents of those children.'

Le Dr Saqib Shahab croit que la troisième dose de vaccin devrait être nécessaire pour considérer qu'une personne est pleinement vaccinée. (archives)

Photo : La Presse canadienne

Joseph Elfassi

Le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Dr Saqib Shahab, soutient que la levée des mesures sanitaires n’est pas à prévoir avant le mois de mars. Cette déclaration contraste avec les propos du premier ministre Scott Moe qui a mentionné, au cours des derniers jours et encore une fois mercredi matin, la possibilité d’un relâchement des mesures dans un avenir rapproché.

Le Dr Shahab a tenu à clarifier, lors d'une conférence de presse tenue par le Centre provincial des opérations d'urgence, que l'ensemble des mesures sanitaires, notamment la preuve de vaccination, seront encore en vigueur durant le mois de février.

La preuve vaccinale a vraiment bien fonctionné pendant la quatrième vague, affirme le Dr Shahab. Les personnes vaccinées avaient moins de risques de tomber malades et d'être infectées.

Le médecin hygiéniste en chef a également vanté les mérites des doses de rappel, affirmant que celles-ci réduisaient de 60 % les risques de transmissions chez les personnes vaccinées.

Être complètement vacciné, y compris avec la dose de rappel, réduit le risque d’hospitalisation,a expliqué le Dr Shahab. Il a toutefois précisé qu’il était du ressort du gouvernement de déterminer si la preuve vaccinale doit faire mention de la dose de rappel ou si les deux premières doses suffisent.

Un sujet à éviter

Plusieurs journalistes ont voulu en savoir davantage sur la levée prochaine des mesures sanitaires, sans obtenir de réponse.

Le porte-parole du Centre provincial des opérations d'urgence, Jay Teneycke, avait d’ailleurs prévenu les participants que le point de presse d'aujourd'hui ne parlerait pas d'un changement futur des ordres de santé publique ni des commentaires du premier ministre Scott Moe à ce sujet .

Mercredi, le premier ministre a parlé d’un possible relâchement en ce qui concerne la preuve vaccinale et le temps d’isolement pour les contacts rapprochés dans les écoles.

Selon Jay Teneycke, il faut s’attendre à une annonce de la part du gouvernement à ce sujet.

Le conseiller en politique de la santé de la Ville de Saskatoon, Dennis Kendel se dit frustré par le manque de communication de la part du Centre provincial des opérations d’urgence.

« Je pense que cela sape l'efficacité de notre stratégie de santé publique. Parce que ça alimente la division. Maintenant les gens se disent : "le premier ministre Moe dit ceci et le premier ministre Moe fait cela". »

— Une citation de  Dennis Kendel, conseiller en politique de la santé de la Ville de Saskatoon

Le Dr Cory Neudorf, qui est épidémiologiste, se dit surpris que le gouvernement provincial envisage la possibilité de lever les restrictions sanitaires puisque, d’après lui, la Saskatchewan n’a pas encore atteint son pic de cas et d’hospitalisation.

Le Dr Saqib Shahab affirme d’ailleurs que la province est à mi-chemin de cette vague.

La propagation du virus se poursuit

Alors que 15 % des habitants ne sont toujours pas vaccinés, la Saskatchewan s’attend à ce que 10 % à 30 % de la population contractent le virus dans les six à huit prochaines semaines.

Le Dr Shahab a dit qu'il s’attendait à une réduction du nombre de cas enregistrés par la province dans les quatre prochaines semaines, précisant que les communautés rurales dans le nord de la Saskatchewan connaîtront un retard en la matière.

La semaine dernière, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan a dénoté un niveau d'absentéisme de 17 % dans le réseau de la santé en raison des complications liées au virus, soit une augmentation de 5 % par rapport aux niveaux enregistrés en janvier 2020.

Le taux d’absentéisme de cette semaine est de 18 %.

Pour pallier ce manque d'effectifs, la province songe à demander à des fonctionnaires provinciaux de prêter main-forte au réseau de la santé.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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