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Une série d’attaques dans les rues de Calgary motivées par la haine, selon la police

Centre de police de Calgary, Alberta.

Le fait qu'il s'agit de crimes haineux n'entraîne pas de nouvelles accusations, mais pourrait être retenu comme circonstance aggravante, dit la police. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Justin Pennell

Radio-Canada

Après avoir examiné le dossier, l’équipe des crimes haineux et extrémistes du Service de police de Calgary conclut que des attaques au couteau qui ont eu lieu au centre-ville en décembre étaient motivées par la haine.

Nous pensons que les victimes ont été attaquées en raison de leur situation socioéconomique, explique le sergent Matt Messenger dans un communiqué de presse. Elles ont été visées parce qu’elles étaient sans-abri ou avaient d’autres vulnérabilités.

On parle de crime haineux, que ce soit une agression, un vol ou un acte de vandalisme par exemple, lorsque la personne qui commet l'acte est motivée par des préjugés ou de la haine, basés sur les caractéristiques personnelles de la victime, selon le communiqué.

Le sergent Matt Messenger précise que cela n'entraîne pas d’accusations supplémentaires, mais qu’un juge peut considérer cela comme une circonstance aggravante.

Dans cette affaire, deux hommes ont été arrêtés et accusés. Ils sont toujours en détention. 

Un premier homme, âgé de 21 ans, fait face à 9 chefs d’accusation. Un second, âgé de 29 ans, fait face à 12 chefs d'accusation.

Leur arrestation fait suite à trois attaques violentes survenues à quelques minutes d'intervalle vers 4 h, le matin du 21 décembre, dans le centre-ville de Calgary.

Chaque fois, les victimes ont été aspergées avec un extincteur avant d’être poignardées. Elles ont alors été transportées à l'hôpital avec des blessures graves, mais dans un état stable.

Les enquêteurs ont réussi à avoir la description des deux agresseurs grâce à des images de vidéosurveillance.

Lors d’une perquisition, deux jours après les agressions, les deux hommes ont été arrêtés et plusieurs objets, saisis, notamment des vêtements correspondant à ceux portés par les agresseurs sur les vidéos, des couteaux, des attaches autobloquantes, du répulsif à ours, des coups-de-poing américains, de petites quantités de drogues différentes, des munitions et un fusil de calibre 22 au canon scié.

Dans un premier communiqué diffusé le 28 décembre, la police avait écrit que les enquêteurs pensaient que ces attaques étaient aléatoires et n'avaient d'autre but que de blesser volontairement des personnes.

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