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Les minimaisons ne sont pas la solution miracle pour réduire l’itinérance

Trois minimaisons en construction.

La construction en usine de minimaisons peut permettre de réduire les coûts, un des principaux obstacles à leur utilisation pour réduire l'itinérance.

Photo : Radio-Canada / Chris Mulligan

Alors que des villes comme Thunder Bay et le Grand Sudbury explorent des pistes de solutions pour pallier le manque de logements abordables, incluant des projets de minimaisons, des experts préviennent qu’il ne s’agit pas d’une solution qui convient à tous.

Le 17 janvier, le conseil municipal de Thunder Bay a donné son accord de principe à un projet de minimaisons mené par les Premières Nations Matawa et le Conseil de planification sociale Lakehead (LSPC).

Le LSPC croit que les minimaisons offrent une option de plus à ceux qui recherchent un logement abordable.

L'engagement de la Ville est toutefois limité.

De son côté, la Ville du Grand Sudbury a reçu à l’automne un guide sur les pistes de solutions pour venir en aide aux personnes installées dans un campement de tentes au parc Mémorial.

Des tentes dans un parc.

Plusieurs sans-abri sont installés dans un parc du centre-ville de Sudbury depuis plusieurs mois, même avec l'arrivée de l'hiver.

Photo : Radio-Canada / CBC/Jonathan Migneault

Le consultant Iain de Jong recommande d’éviter l'attrait de ce qui est considéré comme des solutions rapides au problème des sans-abri et de la multiplication des campements.

Selon le guide, les minimaisons n’ont pas fait leurs preuves pour mettre fin à ce genre de campements, notamment parce qu'on ne peut pas forcer les sans-abri à s’installer dans de tels logements.

Les minimaisons ne répondent pas aux besoins de tout le monde, premièrement, souligne Denis Constantineau, coordonnateur du Réseau des sans-abri.

Deuxièmement, on a appris qu'isoler les gens ou les mettre tous dans un même quartier, ce n’est pas dans l'intérêt de la communauté ou des clients, ajoute-t-il.

« On veut que les gens [actuellement sans-abri] soient entourés. On les veut dans tous les quartiers, on veut qu’ils fassent partie de la vie communautaire. »

— Une citation de  Denis Constantineau, coordonnateur du Réseau des sans-abri

Le consultant Iain de Jong indique aussi que de tenter de régler le problème avec une seule approche, plutôt qu’une variété de solutions, est problématique.

Les conseillers municipaux du Grand Sudbury ont d’ailleurs adopté en novembre un plan contenant plusieurs mesures pour venir en aide aux sans-abri.

La réalité, c’est que, comme partout ailleurs, on a besoin d’une variété de logements, explique Denis Constantineau. On a besoin de petites maisons, oui, mais aussi de maisons plus grandes et de chambres à louer.

Un homme qui porte des lunettes.

Le directeur général du Centre de santé communautaire du Grand Sudbury, Denis Constantineau

Photo : Radio-Canada

Stephen Beites, professeur d’architecture à l’école d’architecture McEwen de l’Université Laurentienne, travaille depuis trois ans à des projets de logements abordables.

Il prône aussi la mise en place d’une panoplie de solutions.

Selon lui, il faut notamment réduire les coûts liés à la construction de tous les types de logements, ainsi que les coûts en matière d'énergie.

Avec les informations de Nicolas Mongeon

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