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Moncton est à la recherche d’un centre de réchauffement

L'église de style gothique occupe un coin de rue.

L’église anglicane Saint-Georges, à Moncton, a temporairement ouvert ses portes aux sans-abris pour qu'ils puissent se réchauffer, mais les autorités municipales et provinciales cherchent une solution à plus long terme.

Photo : Radio-Canada / Pierre Fournier

Radio-Canada

Les autorités municipales de Moncton cherchent un endroit pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes pour se réchauffer au cours des prochaines semaines.

Des représentants de la Municipalité et du gouvernement provincial en ont discuté mardi, mais selon la directrice des communications de Moncton, Isabelle LeBlanc, aucune solution concrète n’a été trouvée.

Moncton a récemment annoncé un centre de réchauffement dans la Maison Nazareth, mais dès la deuxième nuit, ce refuge pour sans-abris a dû refuser des gens parce qu’il n’y avait plus de place et qu’un cas de COVID-19 avait été dépisté. La santé publique a dit au refuge de mettre en pause le va-et-vient de sa clientèle.

L’église anglicane Saint-Georges, au centre-ville, a ouvert ses portes, mais le conseil municipal a été informé, lundi, qu'elle ne s'attendait pas à faire cela à plein temps ni longuement.

Selon la directrice générale par intérim du service des loisirs, de la culture et des événements de Moncton, Jocelyn Cohoon, l’église serait une option pour environ une semaine de plus. Elle croit qu’aucun organisme ne s’attendait à une telle affluence, en parlant des 40 à 60 personnes qui se réchauffent dans l’église.

Mme Cohoon a précisé que les autorités provinciales et des organismes communautaires comme la société John Howard et le programme ReBrancher du YMCA appuient l’église et que la Municipalité assure le service de sécurité.

Elle a expliqué que la municipalité a discuté avec des organismes et la province de solutions à long terme, par exemple de la possibilité d’ajouter des places dans les refuges existants.

Un homme recroquevillé contre un mur à côté d'un chariot contenant ses effets personnels.

Une personne sans-abri qui dort sur le trottoir de la rue Main au centre-ville de Moncton en octobre 2021.

Photo : Autre banques d'images / Guy Leblanc

Selon Trevor Goodwin, du programme ReBrancher, certains sans-abris sont bannis des refuges et certains préfèrent ne pas y aller parce qu’ils y ont connu de mauvaises expériences, dont des agressions.

Le ministère du Développement social, selon son porte-parole Robert Duguay, est toujours réceptif aux genres de projet dont il a été question durant la discussion de mardi.

Les refuges sont pleins

Les divers refuges dans la ville sont pleins, a ajouté Jocelyn Cohoon lundi.

Selon elle, le refuge Harvest House, qui peut accueillir 52 personnes et qui a reçu l’autorisation d’ajouter environ 15 places, était pratiquement plein.

Le Carrefour pour femmes était plein avec 41 personnes et la Maison Nazareth comptait plus de 90 inscriptions, a-t-elle précisé.

D’après un reportage de Shane Magee, de CBC

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