•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La N.-É. accepte de protéger un bassin versant de Colchester à la demande de résidents

Tim Halman s'adresse aux médias.

Le ministre de l'Environnement de la Nouvelle-Écosse, Tim Halman, a désigné le bassin versant de la rivière des Français comme zone protégée.

Photo :  (Robert Short/CBC )

Radio-Canada

Le ministre de l'Environnement de la Nouvelle-Écosse, Tim Halman, a annoncé mardi que le bassin versant de la rivière des Français est désigné comme zone marine protégée.

La Municipalité du comté de Colchester a officiellement demandé la désignation en 2020, parce que des résidents étaient préoccuppés par l'exploration minière entre les monts Wentworth et Warwick, dans les hautes terres de Cobequid.

Je suis aux anges, dit le conseiller municipal Michael Gregory, dont le territoire comprend Tatamagouche.

« Nous avons travaillé longtemps et très dur là-dessus. »

— Une citation de  Michael Gregory, conseiller à la municipalité du comté de Colchester

Michael Gregory est aussi le président du comité de protection de l'eau de la source de Tatamagouche, qui a élaboré la demande provinciale.

Le bassin versant de la rivière des Français est la seule source d'eau pour les gens et les entreprises de Tatamagouche.

Le bassin couvre environ 141 kilomètres carrés. Il commence dans les montagnes Cobequid et serpente jusqu'au détroit de Northumberland, où il se jette dans la baie de Tatamagouche.

La municipalité peut maintenant interdire les activités qui pourraient affecter la qualité de l'eau dans le bassin versant, comme de nouveaux dépotoirs ou des mines.

Une affiche au milieu de la forêt indique le nom de la rivière en anglais.

La rivière des Français est l'approvisionnement en eau de la région de Tatamagouche.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Kathryn Anderson est porte-parole de l’organisme environnemental Sustainable Northern Nova Scotia. Elle dit que son groupe faisait pression pour cette protection depuis 2018.

Cette année-là, le groupe a appris que des géologues provinciaux exploraient la région et faisaient des tests pour le projet du mont Warwick.

Nous avons absolument senti que nous ne pouvions pas risquer un développement minier dans notre région, raconte Kathryn Anderson.

« C'est formidable que ce soit arrivé! »

— Une citation de  Kathryn Anderson, porte-parole de Sustainable Northern Nova Scotia

La province s'est déjà engagée à sceller un trou de forage d'exploration sur le mont Warwick. Il y a des fuites d'eau à haute teneur en arsenic qui coulent de ce trou depuis plus de sept ans. Il avait été foré en 2011 sur une propriété privée par un entrepreneur d'une société d'exploration minière qui aujourd'hui n’existe plus.

Une rivière enneigée.

La désignation du bassin versant de la rivière des Français comme zone protégée limite les activités minières dans la région.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Kathryn Anderson dit que la protection de la région va aussi servir à stimuler l'économie d'une autre manière grâce au tourisme et à l'agriculture communautaire.

Elle dit que c’est une victoire pour les membres de la communauté, mais aussi pour tous les Néo-Écossais préoccupés par les effets de l'exploitation minière sur la province.

Les citoyens doivent se rappeler que lorsqu'ils ont des inquiétudes, il faut vraiment aller de l'avant et agir.

Elle ajoute qu'il reste du travail à faire pour protéger les six autres bassins versants. Il y a toujours un projet minier potentiel dans les hautes terres de Cobequid. À son avis, la province gagnerait à mettre fin à toute activité d’exploitation aurifère.

Il n'y a qu'une seule mine d'or active en Nouvelle-Écosse, le site Touquoy, à Moose River, sur la côte est de la province.

Avec les informations de Haley Ryan, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !