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Réouverture complète de l’urgence de Gatineau le 31 janvier

L'entrée d'un service d'urgence.

L'urgence de l'Hôpital de Gatineau rouvre le 31 janvier.

Photo : Radio-Canada / Eloic Hamel

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais annonce, mercredi, une reprise complète des services, dès lundi prochain, à l’urgence de Gatineau. Les services n'y sont offerts que partiellement depuis des mois.

Le CISSS de l'Outaouais affirme que cette réouverture est possible grâce à un travail incroyable des équipes sur le terrain et aux différents incitatifs financiers offerts aux infirmières.

Ces diverses primes ont permis l'embauche de 25 infirmières supplémentaires à l’urgence de Gatineau. C’est un rehaussement de personnel significatif dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, soutient le CISSS de l'Outaouais.

Grâce à ces embauches, l’équipe de l’urgence peut compter aujourd’hui sur 54 infirmières, ce qui comble 62 % des besoins réels en effectif. C’est suffisant pour offrir le service en continu, assure-t-on.

Marie-Ève Cloutier, directrice des soins infirmiers du CISSS, affirme avoir suffisamment de marge de manœuvre pour rouvrir l’urgence sans risque. La structure est stable sur l’ensemble des quarts de travail. Elle reconnaît cependant que la COVID-19 peut encore réserver de mauvaises surprises.

« Si jamais il nous arrive une catastrophe d’éclosion, nous serons toujours à risque, mais on ne peut pas s’empêcher d’ouvrir l’urgence. »

— Une citation de  Marie-Ève Cloutier, directrice des soins infirmiers du CISSS de l'Outaouais

L'urgence de Gatineau a dû réduire ses heures, l'été dernier, car elle n'avait plus que 29 infirmières à temps plein. L'équipe en compte aujourd'hui 54. Il reste encore de nombreux postes à combler, mais l'effectif actuel permet au CISSS de reprendre les activités de l'urgence sans interruption, assure le CISSS.

La grande patronne du CISSS de l’Outaouais demeure résolument optimiste quant aux prochaines semaines.

La situation s'améliore, déclare Josée Filion, présidente-directrice générale du CISSS. Elle attire l'attention sur le retour massif d’employés qui étaient absents en raison de la COVID-19. Il y a quelques jours, on avait plus de 700 employés retirés; aujourd'hui, il y en a 200. Je ne dis pas que tout est réglé, ajoute-t-elle, mais on peut espérer que la situation se résorbera.

Réouverture partielle de l’urgence de Saint-André-Avellin

Le CISSS annonce également l’ouverture partielle de l’urgence de Saint-André-Avellin. Les patients pourront s’y présenter dès le 31 janvier, entre 8 h et 14 h.

L’équipe, formée de trois travailleurs de la santé, pourra assurer aux patients une prise en charge globale le jour.

« Dès que la normalité reviendra, qu’on aura la capacité à l'hôpital de Papineau, la réouverture [complète] va se faire immédiatement. »

— Une citation de  Marie-Ève Cloutier, directrice des soins infirmiers du CISSS de l'Outaouais

Hors de ce créneau, les patients seront dirigés vers les services hospitaliers à proximité.

Jean-René Carrière, maire de Saint-André-Avellin, se dit joyeux, mais pas à 100 %, soulignant que la reprise du service n'est que partielle.

Le maire, qui est également ambulancier, se dit bien conscient de la pénurie de personnel même s'il espère un retour, à temps plein, de l'accessibilité à l'urgence de sa municipalité.

Les autorités de la santé ont indiqué qu'elles ne sont pas en mesure de prédire, pour l’instant, quand une réouverture complète sera possible, puisque l'on compte encore une trentaine d’employés retirés de l’hôpital de Papineau.

Soulagement chez les travailleurs de la santé

La réouverture de l’urgence de Gatineau est une excellente nouvelle pour les travailleurs du réseau de la santé, affirme Karine D’Auteuil, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (SPSO). C’est un soulagement surtout pour les équipes de l'urgence de Hull et de Papineau qui subissent une surcharge de travail depuis la fermeture partielle de l’urgence de Gatineau, dit-elle.

Marie-Ève Godin, médecin de famille au GMF de la Petite-Nation, raconte avoir éprouvé de l’inquiétude avec la fermeture de l’urgence du CLSC de la Petite-Nation, où elle travaille également.

Elle souligne que la décision de suspendre le service a de gros impacts, puisque le territoire desservi par l’urgence du CLSC est vaste, et que l’hôpital le plus près se trouve à une cinquantaine de kilomètres de là.

L’urgence rouvre avec un effectif réduit, c'est-à-dire avec 3 infirmières au lieu des 6 habituellement nécessaires pour un fonctionnement à temps plein. Mais c'est temporaire selon la Dre Godin. On veut aller vers un service complet le plus rapidement possible, insiste la médecin de famille. On avait craint qu’une fermeture prolongée déstabilise notre équipe médicale , ajoute-t-elle.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

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