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« Je veux travailler avec vous » : la mairesse de Gatineau tend la main aux gens d’affaires

Une femme rencontre la presse.

La mairesse de Gatineau, France Bélisle (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mairesse de Gatineau, France Bélisle, veut rétablir les ponts avec les gens d'affaires.

C'était, mercredi matin, le déjeuner de la mairesse de Gatineau avec la communauté des affaires. L'événement, organisé par la Chambre de commerce de Gatineau, était le premier du genre auquel participait France Bélisle depuis son élection à la tête de la Municipalité.

France Bélisle a fait de cette rencontre virtuelle l’occasion d’établir les bases d’un dialogue avec la communauté des affaires. Les entrepreneurs sont, pour l’élue, des acteurs importants au sein de la ville. Elle leur tend la main et souhaite construire des ponts solides.

« Ça me dérangeait beaucoup cette démonisation des entrepreneurs. Je pense que c’est pas parce qu'on a choisi de se lancer en affaires et que oui, si on fait de l'argent, qu'on est des méchants et qu'on se sacre de la communauté. Je crois qu’on doit sortir de ce discours. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

La mairesse a souligné quelques-uns des nombreux défis avec lesquels sont aux prises à la fois la Ville et la communauté des affaires.

Il y a la pénurie de main-d'œuvre, qui touche tous les secteurs de l’économie. L’accès au logement. Les retards impossibles à rattraper dans le développement et l’entretien des infrastructures. L’environnement et la survie du centre-ville sont aussi au premier plan des préoccupations du conseil municipal. France Bélisle lance un appel aux gens d'affaires pour que revive le centre-ville. Il a besoin d'être soutenu par vous, il faut arrêter d’alimenter le cynisme. Il faut l'aimer [le centre-ville] et le fréquenter, dit-elle. Elle ajoute : c’est comme ça qu'on sera capables de le faire vivre.

Changement de ton

La mairesse promet une administration municipale plus agile, qui se positionnera en partenaire auprès des gens d’affaires.

« Il faut aussi accueillir les grandes idées, les projets d'investissements, la participation des gens d'affaires est essentielle pour dynamiser notre ville, attirer les talents, faire rayonner Gatineau. »

— Une citation de  France Bélisle, mairesse de Gatineau

France Bélisle rappelle aux gens d'affaires qu'ils sont des contributeurs essentiels à cette réussite.

Elle explique qu'elle propose un changement de couleur et de ton. Je veux qu’on se reconnecte, je veux que vous soyez fiers.

L’un des legs les plus importants de ce mandat de quatre ans serait, selon elle, la satisfaction des gens d'affaires à l’endroit de la Ville.

De la musique à nos oreilles

Ce discours est accueilli à bras ouverts par la communauté des affaires.

Le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Stéphane Bisson, a déclaré que l’ouverture d’esprit démontrée par la mairesse est de la musique pour nos oreilles.

Portait de l'homme devant un tableau illustrant des chapeaux et des feuilles d'érable.

Stéphane Bisson, président de la Chambre de commerce de Gatineau(Archives)

Photo : Radio-Canada

Il ajoute qu’un réchauffement des relations entre les entrepreneurs et la ville est tout indiqué.

« Et Dieu sait qu’on en a besoin, quand on circule au centre-ville de Gatineau. C’est complètement désastreux, c’est comme si on était en zone de guerre. »

— Une citation de  Stéphane Bisson, président de la Chambre de commerce de Gatineau

Il ajoute que des entreprises à l'extérieur du centre-ville ont aussi besoin d’investissements. Le président de la chambre de commerce promet que des démarches seront menées auprès de la Ville pour faciliter le travail des entrepreneurs.

Stéphane Bisson soutient que l’administration municipale est source de beaucoup de frustration, ne serait-ce que pour obtenir un permis d’affaires pour un immeuble patrimonial.

C’est un peu comme les 12 travaux d’Astérix, dit-il. Il faut connaître le chemin dans le dédale de la Ville. On veut avoir des réponses rapides et que le système soit simple.

L’homme d'affaires réclame aussi que Gatineau reçoive sa juste part des emplois du gouvernement fédéral. Pas question pour la communauté de se contenter d’entrepôts, clame-t-il.

Il faut également des emplois bien rémunérés, ajoute M. Bisson, qui souhaite que Gatineau soit considérée au même titre qu’Ottawa pour la sélection de sites et de centres de recherche.

Il y a 598 centres de recherche du côté d’Ottawa, zéro à Gatineau, dénonce-t-il.

Le président de la chambre de commerce est déterminé à mettre de la pression si nécessaire sur le conseil municipal pour rapatrier ces emplois du côté québécois.

Avec des informations de Nathalie Tremblay

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