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La Garde côtière sera responsable des évacuations à l’île d’Entrée

L'île d'Entrée, aux Îles-de-la-Madeleine.

Les évacuations médicales se feront par hélicoptère compte tenu de l'impossibilité pour une ambulance de débarquer sur l'île d'Entrée en raison de l'ensablement du port (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Îles a instauré un protocole d'évacuation avec la Garde côtière canadienne pour pallier l'impossibilité d'une évacuation médicale par ambulance à bord du traversier qui relie l’île d’Entrée à Cap-aux-Meules.

Le traversier Ivan-Quinn ne peut plus accoster à l'endroit où se trouve la rampe d'embarquement des voitures en raison de l'ensablement du port, empêchant ainsi tout véhicule d'urgence de transiter entre l'île d'Entrée et Cap-aux-Meules.

C'est donc la Garde côtière canadienne qui devient responsable d'évacuer les résidents de l'île d'Entrée en dépêchant un hélicoptère d'Halifax au besoin. En raison de la présence de glaces à cette période-ci de l’année, le bateau de la Garde côtière basé à Cap-aux-Meules n’est pas en mesure d’intervenir par la voie maritime.

La présidente-directrice générale du CISSS des Îles, Sophie Doucet, explique que ce protocole d’évacuation était déjà existant, car le transport d'une ambulance n'a pas toujours été possible sur le traversier qui dessert l'île d'Entrée.

En moyenne, 12 évacuations médicales ont lieu annuellement à l'île d'Entrée.

Une soixantaine de personnes qui ont pour la plupart plus de 60 ans habitent en permanence à l'île d'Entrée.

Le traversier Ivan-Quinn aux Îles-de-la-Madeleine.

L'île d'Entrée est la seule île habitée de l'archipel madelinot qui n'est pas reliée aux autres par voie terrestre. C'est le traversier Ivan-Quinn qui assure la desserte (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

La PDG déplore un bris de communication

Sophie Doucet s’inquiète que le CISSS des Îles ait été informé de la situation à retardement, tout comme le CISSS de la Gaspésie, qui demeure l’organisme responsable des services préhospitaliers d’urgence de l'archipel.

La situation m’inquiète, surtout que je l’ai apprise seulement jeudi dernier, alors que c’était déjà, semble-t-il, en cours depuis le début du mois de janvier, affirme Sophie Doucet. Le CISSS de la Gaspésie non plus n’était pas au courant, donc il y a eu quelque part un bris dans la chaîne de communication et c’est surtout ça qui m’inquiète.

« Ce que je trouve étrange, c’est que ni le CISSS des Îles ni le CISSS de la Gaspésie n’aient eu l’information qu’il y avait un arrêt du transport des ambulances. »

— Une citation de  Sophie Doucet, présidente-directrice générale du CISSS des Îles

Bien qu’elle précise devoir faire la lumière sur les événements, la PDG avance qu’il aurait été de la responsabilité de la Société des traversiers du Québec (STQ) d’aviser rapidement les autorités de la situation.

La présidente-directrice du CISSS des Îles, Sophie Doucet, photographiée dans son bureau.

La présidente-directrice du CISSS des Îles, Sophie Doucet, s'inquiète du fait de n'avoir pas été informée du problème (archives).

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Pour le futur, il faut qu’on s’assure qu’il y ait une chaîne de communication formelle, il faut qu’on formalise les choses parce que ça pourrait se reproduire et je ne voudrais pas qu’on soit à nouveau mis au courant à retardement, mentionne Sophie Doucet.

Plus tôt, cette semaine, le député et le maire des Îles-de-la-Madeleine ont réclamé des actions rapides de la STQ et de Pêches et Océans Canada pour garantir un service hivernal fiable et sécuritaire aux habitants de l’île d’Entrée.

La STQ a acheminé une demande de dragage d'urgence au début décembre, mais Pêches et Océans n'a toujours pas lancé les travaux.

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