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Le tourisme d’affaires, grand oublié des assouplissements, déplorent les hôteliers

Une salle de réunion vide

Une salle de réunion vide

Photo : Unsplash / Michael Fousert

Les hôteliers de la région de Québec réclament les mêmes assouplissements que ceux accordés pour les salles de spectacles, les cinémas et les amphithéâtres. Ils craignent que le tourisme d’affaires, une part importante de leurs revenus, ait été oublié par le gouvernement Legault.

À compter du 7 février prochain, les salles de spectacles, les cinémas et les amphithéâtres pourront rouvrir avec une capacité d'accueil limitée à 50 % et un maximum de 500 spectateurs.

L'Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ) salue cette nouvelle mesure, tout comme la réouverture des restaurants. Son directeur général s’explique mal, par contre, ce qui peut justifier que les réunions d’affaires soient toujours interdites dans les hôtels. 

Il y voit une certaine incohérence dans les décisions du gouvernement Legault.

On a de la misère un peu à comprendre pourquoi on peut avoir des rassemblements de 500 personnes, mais qu'on ne peut pas tenir des rencontres de travail dans les hôtels, où il n'y a jamais eu d'éclosion et que les mesures sanitaires sont respectées, affirme André Roy.

Pertes importantes

L’industrie touristique est durement affectée depuis le début de la pandémie. Les revenus de plusieurs entreprises ont chuté. 

On comprend très bien que le gouvernement doit doser et y aller mollo, comme dirait notre premier ministre. Mais ce qu'on souhaite, c'est de ne pas être oubliés. L'industrie touristique a été la première touchée par la pandémie et sera probablement la dernière à s'en sortir, martèle André Roy.

Pour bien des hôtels, le tourisme d’affaires représente une part importante des revenus, spécialement en hiver. 

Durant la semaine, en hiver, il n'y a pas de touristes. Ce sont les réunions qui maintiennent notre taux d'occupation. À l'année, certains hôtels vont avoir entre 20 % et 35 % de leur clientèle qui provient du tourisme d'affaires, illustre le directeur général par intérim de l’AHRQ.

Prévisibilité demandée

Il réclame la possibilité d’accueillir des réunions d’affaires, mais aussi que cet assouplissement soit annoncé avec une certaine prévisibilité. 

Elle permettrait à la clientèle de pouvoir planifier la tenue de certains événements.

Si tu veux organiser une réunion d'affaires et que tu ne sais pas quand ça va être possible, tu te rabats sur des moyens virtuels, mais ça ne fait pas rouler l'économie, les rencontres virtuelles, souligne André Roy.

L’AHRQ représente plus de 95 % des établissements d’hébergement de la région de Québec. Ses membres emploient 6000 personnes dans leurs différents établissements.

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