•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La longue poursuite d’une famille contre l’hôpital de Charlottetown est réglée

Emma Roche.

Emma Roche avait besoin de soins continus à la suite des graves lésions cérébrales qu'elle a subies.

Photo : Facebook/Efforts for Emma

Radio-Canada

Une poursuite au civil intentée il y a une dizaine d’années par la famille de la petite Emma Roche contre le système de santé de l’Île-du-Prince-Édouard est enfin réglée.

Je ne peux vous dire le nombre de larmes versées et les émotions dans cette cause. C’est énorme, affirme l’avocat d’Halifax Ray Wagner, qui représente la famille depuis le début. Il espère que les causes du genre soient entendues plus rapidement à l’avenir.

Le procès devait se dérouler devant un jury en février 2022, mais les avocats de la famille ont conclu une entente avec la province en novembre 2021 à la suite d’audiences à huis clos devant le juge Wayne Cheverie de la Cour suprême de l’Île-du-Prince-Édouard à Charlottetown.

Des dizaines de personnes brandissent des pancartes sur lesquelles il est écrit « Justice pour Emma » et « Huit ans, c'est trop long ».

Des gens appuyant la famille d'Emma Roche ont manifesté devant la Cour suprême de l'Île-du-Prince-Édouard à Charlottetown en 2019 pour réclamer une accélération des procédures.

Photo : CBC/Brian Higgins

Les détails de l’entente restent confidentiels. Les parents d’Emma, Melissa Driscoll et Danny Roche, ne font pas de commentaires à ce sujet. Me Wagner explique qu’ils ressentent un soulagement et qu’ils veulent tourner la page de façon privée.

CBC a proposé à la Régie de santé et au ministère de la Santé de faire des commentaires, mais sans recevoir de réponse de leur part.

Les difficultés d'Emma Roche

À l’âge de huit mois, en janvier 2010, Emma Roche a subi de graves lésions cérébrales après avoir été admise à l'hôpital Queen Elizabeth.

Le couple regarde des manifestants en souriant.

Les parents d’Emma, Melissa Driscoll et Danny Roche, en 2019.

Photo : CBC/Brian Higgins

Selon la version des faits présentée à la cour par la famille, la fillette a reçu un diagnostic de fièvre et d’infection des voies respiratoires supérieures, puis elle a reçu son congé de l’hôpital. Elle a ensuite été admise à nouveau à l'hôpital, puis elle a subi un arrêt cardiorespiratoire. Emma a été transportée par ambulance aérienne à l’hôpital IWK pour enfants à Halifax, qui a confirmé de graves lésions entraînant des fonctions cérébrales limitées.

La famille réclamait 22 millions de dollars, notamment pour les coûts des soins dont aurait besoin leur fille durant toute sa vie.

Les avocats de l’hôpital Queen Elizabeth et du personnel médical visés par la poursuite ont vigoureusement défendu leurs actions lors des soins prodigués à la petite Emma. Dans ses exposés, la défense promettait de contester toute allégation dommageable figurant dans la poursuite si la cause devait se rendre à un procès.

Le temps s’est écoulé et Emma Roche est décédée en 2019 à l’âge de 9 ans.

Les défis des poursuites contre les systèmes de santé

Peu de poursuites au civil contre les fournisseurs de soins de santé dans les provinces de l’Atlantique sont couronnées de succès, selon Ray Wagner.

Ces poursuites qui comprennent le témoignage d’experts médicaux peuvent coûter des centaines de milliers de dollars, explique l’avocat. Dans certains cas, dit-il, ce sont les avocats qui financent la poursuite intentée par leurs clients.

Ray Wagner conclut que la justice devrait être plus accessible aux personnes qui n’ont pas les moyens de payer une poursuite ou qui ne peuvent trouver d’avocats disposés à la financer.

D’après un reportage de Brian Higgins, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !