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Recherche d’emploi : un organisme du Cap-Breton veut un financement provincial

Un signe avec le logo de la société Ann Terry.

Le projet Ann Terry s’est arrêté en 2018, soit 2 ans après le début de son partenariat avec Island Employment.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une organisation du Cap-Breton qui a aidé les femmes à trouver de l’emploi pendant plus de trois décennies espère recevoir un financement du gouvernement provincial pour reprendre ses activités.

Le projet Ann Terry était un des programmes vedettes de la Société Ann Terry avant son arrêt.

Pendant longtemps ce programme a offert un soutien aux femmes qui souhaitent entrer dans le monde du travail avant que des problèmes de financement ne les force à travailler en partenariat avec Island Employment en 2016. Un partenariat qui a pris fin deux ans plus tard, dû à des tensions grandissantes entre les deux organisations.

La Société Ann Terry se concentre maintenant sur les programmes de préemploi en allant chercher des bourses pour des programmes individuels ou en s’associant avec d’autres organismes communautaires.

Rosalie Gillis, présidente de la société, affirme que c’est le moment pour la province d’investir des fonds dans les programmes d’emploi centrés sur les femmes.

« Les femmes ont été durement touchées par [cette pandémie]. Et une fois que les femmes sont hors du marché du travail, il est très difficile d’y retourner. »

— Une citation de  Rosalie Gillis, présidente de la Société Ann Terry.

Selon un rapport publié en 2021 par le Conseil d’information sur le marché du travail, la pandémie a frappé les femmes à faible revenu plus durement que tout autre groupe au Canada. Les femmes constituent la majorité des travailleurs de l’industrie hôtelière, qui a souffert de la pandémie. Les femmes représentent également la majorité des parents isolés.

Les besoins sont différents

De nombreuses femmes qui viennent chercher de l’aide pour trouver un emploi sont confrontées à des obstacles liés à la pauvreté; elles bénéficient de l’aide au revenu, elles sont pauvres, elles n’ont pas de moyen de transport, elles ne peuvent pas se payer une voiture, l’estime de soi est faible, la garde des enfants est un problème, a déclaré Ann MacPhee, responsable de programme au sein de la société Ann Terry.

Ann MacPhee explique que les femmes gagnent souvent moins que les hommes et que certaines ont dû quitter leur travail pour s’occuper des enfants lors de la pandémie. Certaines mères qui travaillent à la maison à cause de la pandémie ont également démissionné, car gérer l’apprentissage des enfants à la maison et leur travail devenait trop compliqué.

En plus d’aider à trouver des employés potentiels, Mme MacPhee affirme qu’aider plus de femmes à rejoindre le monde du travail pourrait aider à combattre la pénurie du personnel de certains secteurs.

Pas de financement supplémentaire prévu

Malgré les demandes de la part de la Société Ann Terry, la province dit qu’aucun changement sur le modèle de financement de ses organismes n’est prévu pour l’instant.

Le ministère du Travail, des Compétences et de l’Immigration a récemment remplacé Island Employment par le YMCA et le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse dans certaines régions acadiennes du Cap-Breton.

Nancy Hoddinott, directrice générale du ministère du Travail, fait l’éloge de la Société Ann Terry pour ses programmes de préemploi, mais a déclaré que la province ne prévoit pas d’ajouter d’autres fournisseurs dans les organismes de Nova Scotia Works.

Mme Hoddinott dit être convaincue que les organismes actuels opérant sous Nova Scotia Works sont en mesure de fournir des services aux femmes, et que le fait que 50 pour cent des clients sont des femmes montre que les organisations atteignent déjà leurs objectifs.

Avec les informations de Brittany Wentzell, CBC News.

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