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Éclosions de COVID-19 dans des centres correctionnels de la Saskatchewan

Les portes d'une cellule de prison.

Comme il y a davantage de détenus au sein des centres correctionnels, la propagation progresse rapidement, et les visites sont encore plus limitées. (archives)

Photo :  CBC / Don Somers

Radio-Canada

Plus de 190 détenus ont contracté la COVID-19 depuis le début de l’année dans les centres de détention provinciaux, semant l’inquiétude chez des défenseurs des détenus.

En tout, la Saskatchewan compte 1842 détenus et 968 personnes en détention provisoire dans ses centres correctionnels.

À Prince Albert, 107 des 439 détenus ont été déclarés positifs à la COVID-19.

Au centre correctionnel de Saskatoon, 85 des 490 détenus sont infectés, selon des données publiées lundi par le ministère des Services correctionnels, des Services policiers et de la Sécurité publique de la Saskatchewan.

À Regina, 9 détenus et 9 membres du personnel ont contracté la maladie dans le centre correctionnel, qui compte 645 prisonniers.

Selon le conseiller juridique de l’organisme John Howard Society of Saskatchewan, Pierre Hawkins, la Saskatchewan devance toutes les autres provinces en matière de détention provisoire, ce qui mène à des établissements surpeuplés.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Comme il y a davantage de détenus au sein des centres correctionnels, la propagation progresse rapidement, et les visites sont encore plus limitées. Cela a un effet considérable sur la santé mentale des détenus, selon Pierre Hawkins.

« Il y a trop de personnes en détention provisoire dans les centres de détention de la Saskatchewan. »

— Une citation de  Pierre Hawkins, conseiller juridique de l’organisme John Howard Society of Saskatchewan

Il faudrait en sortir quelques-uns, avance la fondatrice du groupe militant Beyond Prison Walls Canada, Sherri Maier. Ils sont nombreux dans ces prisons à ne pas encore avoir reçu de peine.

Elle propose d’envisager des solutions de rechange, comme la détention à domicile, notamment pour les détentions provisoires.

Puisqu’il s’agit de peines de moins de 2 ans, Sherri Maier propose également de devancer certaines libérations de quelques mois si les détenus se rapprochent de leur date prévue pour leur sortie de prison.

S’il ne leur reste que deux ou trois mois à purger et qu’ils se comportent bien, il faudrait les sortir de là.

Le ministère des Services correctionnels n’a pas l’intention d’accorder ces libérations hâtives et indique que de telles décisions doivent être prises par des juges.

Le porte-parole du Ministère, Noel Busse, affirme que les tests rapides et les tests PCR sont à la disposition des détenus et des membres du personnel. Selon le Ministère, tous les nouveaux détenus sont testés, une fois à leur arrivée et, à nouveau, 15 jours plus tard.

Les détenus présentant des symptômes ont droit à des tests s’ils sont considérés comme des contacts rapprochés d’une personne infectée, et les masques sont exigés en tout temps, ajoute le Ministère.

Avec les informations de David Shield

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