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Doug Ford accepte de discuter avec les infirmières

Une infirmière prépare un soluté à l'hôpital Humber River de Toronto.

L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario se plaint d'une pénurie aiguë de personnel dans les hôpitaux.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Radio-Canada

L'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario se plaint d'une pénurie aiguë de personnel dans les hôpitaux.

Après que l'Association a dévoilé dans les médias sociaux que le gouvernement ontarien avait rejeté sa requête pour une rencontre lundi, le premier ministre Doug Ford et sa ministre de la Santé, Christine Elliott, ont accepté d'avoir une discussion jeudi prochain.

L'attachée de presse de M. Ford, Ivana Yelich, explique qu'il s'agira d'une occasion de faire le point sur la situation.

La présidente de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario, Cathryn Hoy, affirme que le manque d'effectif dépasse le niveau critique.

« Les effectifs baissent chaque jour. C'est très frustrant que le gouvernement ne fasse pas preuve de plus d'initiative. Ça ne va pas se régler du jour au lendemain, mais si nous collaborons, on peut trouver certaines solutions. »

— Une citation de  Cathryn Hoy, présidente de l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario

Mme Hoy raconte que des infirmières lui disent chaque jour qu'elles prennent leur retraite ou quittent la profession. La situation n'a jamais été aussi précaire, dit-elle.

Elle veut discuter avec le premier ministre et la ministre Elliott entre autres de parité salariale et de la loi 124 qui plafonne à 1 % les augmentations de salaire dans le secteur public, en plus du fait que nombre d'infirmières doivent combiner des postes temporaires pour joindre les deux bouts.

Mme Hoy aimerait aussi que des infirmières retraitées soient appelées en renfort pour former les nouvelles diplômées.

L'Ontario autorisera lundi la réouverture des bars, des cinémas, des centres d'entraînement et des salles à manger des restaurants, notamment. Toutefois, les hospitalisations demeurent élevées et le nombre de patients aux soins intensifs a atteint mardi son plus haut niveau depuis le début de la cinquième vague.

Exode d'infirmières

Doris Grinspun, la PDG de l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario, raconte que l'exode des infirmières n'est pas nouveau, mais que le phénomène a pris de l'ampleur avec la pandémie. Certaines vont travailler en Nouvelle-Écosse, en Alberta ou même aux États-Unis.

Pour elle, les salaires et la charge de travail sont les principaux attraits. Je compatis avec mes collègues qui sont toujours dans le système, dit-elle. Et encore plus pour les patients, parce qu'ils sont soignés par des infirmières qui sont plus que débordées et on ne peut pas fournir des soins de façon sécuritaire dans ces conditions.

Emily Coffey, 24 ans, a quitté en janvier l'urgence d'un hôpital de Toronto pour un poste d'infirmière de voyage à Victoria, en Colombie-Britannique. Elle cite la charge de travail et la rémunération.

Lorsque la COVID est arrivée, le personnel a commencé à tomber malade, tout comme les familles des employés, raconte-t-elle. Tu te présentes au travail et chaque infirmière doit s'occuper de huit patients, plutôt que quatre. En tant que jeune infirmière, et même pour une infirmière d'expérience, c'est extrêmement difficile.

Son message au gouvernement ontarien : Nous méritons d'être [mieux] payés pour le travail que l'on fait.

Avec des renseignements fournis par CBC News

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