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L’allègement des mesures bien accueilli au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Un chef coupe des légumes dans un restaurant.

Pierre-Yves Villeneuve est le propriétaire et chef du Café du clocher, à Alma.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Les allègements aux mesures sanitaires annoncées mardi sont accueillis positivement par des restaurateurs, ainsi que par des intervenants des milieux artistique et du sport étudiant au Saguenay-Lac-Saint-Jean, même si la reprise des activités demandera un nouvel exercice de logistique.

Les assouplissements présentés par le premier ministre étaient attendus par plusieurs, alors que la pression se faisait de plus en plus forte sur le gouvernement Legault.

À partir de lundi prochain, la réouverture des salles à manger des restaurants à 50 % de leur capacité sera permise et la pratique des sports parascolaires et civils pour les jeunes pourra reprendre en groupe de 25, notamment.

Les salles de spectacle, les cinémas et les amphithéâtres pourront ensuite rouvrir à 50 % de leur capacité à partir du 7 février.

La pâtissière Stéphanie Hariot rouvrira sa salle à manger lundi

Mardi, la pâtissière jonquiéroise Stéphanie Hariot, dont la réouverture de la salle à manger de son commerce Vite des péchés, en contestation aux mesures sanitaires, avait fait le tour de la province la semaine dernière, s’est dite heureuse de cette annonce pour les restaurateurs.

La propriétaire dit toutefois ignorer l’impact qu’a pu avoir son geste dans l’annonce de mardi. Elle rappelle avoir agi pour sa boulangerie et non comme porte-parole des revendications des restaurateurs.

Je ne m’attribue rien. Moi j’ai toujours parlé en mon nom à moi. Je ne m’attribue pas les bonnes choses, pas les mauvaises choses. Moi je parle pour moi, puis juste pour moi, a-t-elle exprimé.

Une pâtissière fait des pâtisseries.

La boulangère Stéphanie Hariot, de la pâtisserie Vite des péchés de Jonquière, a fait volte-face et rouvrira sa salle à manger lundi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Mardi après-midi, malgré l’annonce, la pâtissière comptait toujours rouvrir sa salle à manger jeudi, en entrevue. Après une rupture de stock vendredi, puis samedi, elle avait fermé son commerce situé sur la rue Saint-Dominique.

Quelques heures plus tard, mardi, elle a cependant fait volte-face, disant ne pas vouloir mettre à nouveau ses clients dans l’embarras, a-t-elle indiqué à Radio-Canada.

Elle rouvrira finalement sa salle à manger lundi, comme permis par la santé publique, après mûre réflexion, maturité oblige, afin de ne pas jeter de l'huile sur le feu, a publié Stéphanie Hariot sur la page Facebook de sa pâtisserie.

Des délais jugés serrés et un soutien apprécié

Le chef propriétaire de l’Auberge des 21 à La Baie, Marcel Bouchard, s’est réjoui de son côté de la réouverture des salles à manger. La grandeur de son restaurant lui permet facilement d’opérer à 50 % de sa capacité.

Il aurait toutefois souhaité que le gouvernement donne un délai plus important aux restaurateurs afin qu’ils puissent se préparer à la réouverture.

À titre d’exemple, si on veut ouvrir lundi prochain, il faut commander de la matière première mercredi en prévision d’une livraison vendredi et/ou samedi. Comme on ouvre juste la semaine prochaine, en principe à partir du premier, il y a des produits qui ne seront plus frais, a-t-il mentionné.

Samuel Gingras, gérant du Café du clocher à Alma, s’est pour sa part dit reconnaissant du soutien de la clientèle envers le restaurant, pendant la période de fermeture.

C’est notre quatrième semaine qu’on entame, si je ne me trompe pas, depuis la nouvelle fermeture. On parle d’à peu près 2000 boîtes qui ont été vendues pour emporter. Donc les gens, ils ne veulent pas nous voir fermer, ils sont extrêmement présents et c’est extrêmement apprécié, a-t-il souligné.

Un homme pose dans un restaurant à la salle à manger fermée.

Samuel Gingras est le gérant du Café du clocher à Alma.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Retrouver la camaraderie avec les coéquipiers

La reprise à partir de lundi des sports parascolaires est accueillie avec enthousiasme par Keven Larivière, directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) dans la région. Les matchs, compétitions et tournois demeurent toutefois interdits.

« Tous les jeunes vont pouvoir profiter de la reprise du sport pour s’aider, s’entraider et vraiment ravoir la camaraderie avec leurs coéquipiers. »

— Une citation de  Keven Larivière

Le directeur général espère un nouvel assouplissement dans les 15 prochains jours. Les jeunes se concentreront d’ici là sur leurs séances d'entraînement.

Un homme sourit devant un édifice dehors l'hiver.

Keven Larivière est le directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

L’emphase est vraiment sur la pratique. Pas de match, pas de match contre une autre école, une autre organisation, a-t-il expliqué. C’est vraiment [des] pratiques à l’interne pour que les jeunes puissent recommencer à s’entraîner, progressivement.

Le sport civil, comme le hockey mineur, pourra aussi reprendre avec une limite de 25 participants de moins de 18 ans.

Salles de spectacle : une analyse des règles nécessaire

Claudine Bourdages, directrice de la programmation et du marketing chez Diffusion Saguenay, s’est dite heureuse de la réouverture annoncée des salles de spectacle le 7 février.

Les salles pourront rouvrir à 50 % de leur capacité, avec un maximum de 500 personnes. Cette restriction cause toutefois un casse-tête pour l’organisation. Les nouvelles mesures devront être étudiées par le diffuseur.

On est content de rouvrir, oui, mais encore une fois les règles qui nous sont imposées devront être analysées pour voir de quelle façon on va être capable de le déployer. Là, c’est un maximum de 500 personnes, mais il faut comprendre que c’est 50 % des jauges de salles. Donc, par exemple au Théâtre Banque Nationale, on a 800 sièges, donc c’est 400 personnes qui pourront être en salle et non 500, a-t-elle exposé.

La porte pour entrer à la billetterie du Théâtre Banque Nationale

Les salles de spectacle pourront rouvrir à 50 % de leur capacité, avec un maximum de 500 personnes.

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Seul le Théâtre du Palais municipal de La Baie peut accueillir 500 personnes, selon les mesures qui seront appliquées. Une analyse devra être faite pour chacun des plans de salle et chaque spectacle.

Nous, ce qu’on essaie, c’est de rendre l’expérience la plus agréable possible, quand les gens achètent un billet de spectacle et viennent en salle, alors que là c’est de plus en plus difficile de faire vivre ça, s’est-elle désolée.

Elle s’attend à ce que des artistes préfèrent reporter leur spectacle et prévient que plusieurs changements devront être faits pour l’attribution des places.

Cinémas : en majorité le 11 février

La réouverture des cinémas se fera toutefois attendre quelques jours encore après la date du 7 février. L'Association des propriétaires de cinémas du Québec a annoncé par communiqué mardi que la réouverture de la majorité des salles aura lieu le 11 février.

Les cinémas de Jonquière, Saint-Félicien, Chicoutimi, Dolbeau-Mistassini, Roberval et Alma sont membres de cette association.

Avec les informations de Catherine Paradis et de Frédéric Tremblay

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