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De nouveaux arrivants francophones peinent à obtenir leur permis d’infirmière

Les mains d'une infirmière, avec des gants verts, qui tient de la gaze.

Selon l'Ordre des infirmières de l'Î.-P.-É., la maîtrise de l'anglais est essentielle. (archives)

Photo : Radio-Canada / Julie Tremblay

Radio-Canada

À l’Île-du-Prince-Édouard, un groupe d’aide aux nouveaux arrivants francophones conteste les examens en anglais obligatoires de l’Ordre des infirmières et infirmiers autorisés de la province. Selon le groupe, cette exigence empêche des infirmières qualifiées de pouvoir travailler dans la province.

Mardi, la Coopérative d’intégration francophone de l’Île-du-Prince-Édouard (CIF) a comparu devant un comité législatif pour sensibiliser les députés aux obstacles auxquels font face les nouveaux arrivants de langue française qui désirent travailler dans le système de santé de l’île.

Selon la directrice générale de la CIF, Angie Cormier, en plus de devoir faire face à la barrière de la langue, les francophones font face à un barème d’évaluation très élevé lors du passage de l’examen.

Angie Cormier

La directrice de la Coopérative d'intégration francophone de l'Île-du-Prince-Édouard, Angie Cormier.

Photo : Rachel Peters

Depuis deux ans, la CIF fait pression afin que l'Ordre modifie son examen.

L'Ordre des infirmières clame pour sa part que ces examens en anglais sont nécessaires.

La registraire et cheffe de la direction de l’Ordre, la Dre Sheila Marchant-Short, avance qu’une infirmière insulaire se doit de comprendre l’anglais pour bien faire son travail, puisqu’il s’agit de la langue du système de santé de la province. De surcroît, la sécurité des patients pourrait être en jeu dans le cas contraire.

Le Collège se sert des mêmes barèmes que ceux utilisés partout au pays. Nous ne pensons pas que cela empêche les infirmières françaises de venir à l’Île-du-Prince-Édouard, ajoute-t-elle.

Elle précise toutefois que les barèmes d’évaluation des examens sont actuellement à l’étude, à l’ensemble du Canada.

Pénurie et pandémie

De son côté, Angie Cormier est en total désaccord avec l’argument de sécurité des patients.

Selon vous, qu’est-ce qui est le moins sécuritaire en ce moment : un système de santé en pleine pénurie pendant une pandémie, ou une personne dont la maîtrise de l’anglais n’est pas de niveau doctoral dans sa pratique infirmière?, rétorque-t-elle.

Bien que des discussions aient eu lieu dans le passé entre la CIF et l'Ordre des infirmières afin de trouver un terrain d’entente, l’arrivée de la COVID-19 a fait stagner les échanges.

Pour le moment, l'Ordre indique qu’une formation est offerte en ligne pour aider les infirmières qui arrivent dans la province à améliorer leurs compétences en anglais.

Elle propose également aux infirmières de l’extérieur de la province de commencer leurs démarches d’apprentissage avant d’arriver dans la province.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé de l’Île-du-Prince-Édouard a pour sa part déclaré que la loi provinciale exige la maîtrise de l’anglais et il appartient à certaines professions d’évaluer cette maîtrise.

Avec les informations de Wayne Thibodeau de CBC

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