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Mélange de colère et d’espoir au Bas-Saint-Laurent après l’annonce des assouplissements

Des tables attendent les clients dans une salle du restaurant Central Café à Rimouski.

Les restaurants pourront rouvrir leurs salles à manger dès le 31 janvier, mais à la moitié de leur capacité. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada

Les nouveaux allégements aux mesures sanitaires imposées au Québec, qui doivent s'amorcer lundi prochain, sont accueillis dans un mélange d'espoir et de colères par les entrepreneurs de l'Est-du-Québec. D'un côté, les restaurateurs et les propriétaires de salles de spectacles se réjouissent de pouvoir rouvrir sous peu, alors que les tenanciers de bars et les propriétaires de spas se désolent de ne pas savoir quand ils pourront accueillir à nouveau des clients.

En conférence de presse mardi après-midi, le premier ministre François Legault a annoncé que les restaurants pourront rouvrir à la moitié de leur capacité dès lundi prochain. Un maximum de quatre personnes par table ou de deux bulles familiales sera permis.

Les jeunes pourront aussi reprendre la pratique de leurs sports, parascolaires et civils, dès lundi.

Les salles de spectacle et les cinémas pourront rouvrir leurs portes dès le 7 février, elles aussi avec un public réduit.

Eric Viens, en entrevue à la microbrasserie.

Le co-propriétaire de la microbrasserie Aux Fous Brassant, à Rivière-du-Loup, Eric Viens, se dit très heureux de pouvoir rouvrir la semaine prochaine. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Le co-propriétaire de la microbrasserie Aux Fous Brassant, Eric Viens, se dit très heureux de pouvoir rouvrir. Depuis que son établissement sert de la nourriture, il peut suivre les mêmes mesures que celles imposées aux autres restaurants.

« On va récupérer, en fait, la même capacité qu'en décembre dernier. Donc, à 50 %. [...] On est super heureux de pouvoir enfin rouvrir. »

— Une citation de  Eric Viens, co-propriétaire de la Microbrasserie Aux Fous Brassant

Il ajoute que le fait que le pub ne puisse être rempli qu'à la moitié de sa capacité rend plus facile le fait de s'assurer que les mesures sanitaires soient respectées par les clients.

À demi capacité pour l’instant, ça permet une meilleure gestion aussi et on n'a pas le goût de devenir un foyer d’éclosion, soutient Eric Viens.

La pratique des sports peut reprendre

Le président de Hockey Rivière-du-Loup, Bruno Pelletier, s'avoue lui aussi heureux de voir les plus jeunes pouvoir reprendre la pratique des sports.

C’est sûr que les jeunes aiment faire des parties et aller à l’extérieur rencontrer d’autres équipes, mais présentement [on peut faire] des pratiques par groupe de 25. Donc, on va essayer de s’organiser des choses à l’interne pour qu’ils aient du plaisir et qu’ils puissent progresser, affirme-t-il.

Un match de hockey pee-wee à l'aréna de Rimouski.

Les jeunes de moins de 18 ans pourront reprendre l'entraînement. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Les cafétérias des stations de ski et les relais de motoneigistes pourront aussi rouvrir lundi.

Joana Lortie, la vice-présidente de l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup, qui est également un relais de motoneigistes, indique que cette réouverture est un pas dans la bonne direction, selon elle.

Ça devrait repartir la machine de [l'industrie] de la motoneige, finalement, dit-elle.

Des motoneiges stationnées devant un relais.

Les motoneigistes pourront à nouveau se restaurer dans les relais et les restaurants. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Souffle du milieu culturel aussi

Le milieu culturel se réjouit, lui aussi, des assouplissements aux mesures sanitaires annoncées par le premier ministre Legault.

Le directeur général de Spect'Art Rimouski, Jacques Pineau salue ces assouplissements.

Il prévoit pouvoir reprendre les activités dès le 7 février, mais il devra également gérer des situations où plus de billets que la limite maintenant permise ont déjà été vendus.

Quand on arrive au moins de mars, c'est pire. On a beaucoup de shows complets qui sont des deuxièmes ou des troisièmes reports, indique Jacques Pineau.

« C'est toujours déplaisant d'appeler les gens pour leur dire qu'on va devoir, malheureusement, [les] rembourser. »

— Une citation de  Jacques Pineau, directeur général de Spect'Art Rimouski

Jacques Pineau se dit en accord avec l'approche progressive adoptée par le gouvernement, car selon lui on ne doit pas oublier la situation dans les hôpitaux.

Soirée de slam au Cabaret Espace-scène de la salle Desjardins-Telus.

Les spectacles pourront reprendre, mais la capacité des salles sera réduite. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Archives

Les bars, les gyms et les spas toujours dans le néant

Si les annonces de déconfinement partiel ont fait des heureux, des acteurs d'autres secteurs devront encore patienter.

L'allègement des mesures sanitaires pour les centres d'entraînement, les sports pour adultes, les bars et les spas est repoussé à plus tard.

La vice-présidente de l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup, Joana Lortie, indique que l'établissement possède aussi un spa nordique. Elle déplore le fait que ce dernier doive demeurer fermer, alors que des piscines peuvent opérer.

C'est un peu incompréhensible puisqu'actuellement les piscines intérieures, c'est possible d'être ouvert, mais les spas nordiques extérieurs ce n'est pas possible, soutient-elle.

« Que voulez-vous? On fait ce que l'on nous dit. C'est sûr que l'on a bien hâte que ce soit ouvert.  »

— Une citation de  Joana Lortie, vice-présidente de l'Hôtel Universel de Rivière-du-Loup

Les propriétaires de bars et de tavernes sont eux aussi mécontents de ne pas connaître ce qui les attend.

Luc Pichette.

Luc Pichette, le directeur régional de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec, affirme que ses membres sont choqués de rester dans l'attente d'allègements aux mesures sanitaires. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le directeur régional de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes, Luc Pichette, affirme que les membres de la corporation sont choqués par la situation.

On est toujours les premiers fermés, toujours les derniers ouverts. On n'a pas de date encore, indique-t-il.

« Il n'y a pas de différence entre aller prendre une bière dans un restaurant et d'aller en prendre une dans un bar. Ça fait qu'on est en beau tabarnouche. »

— Une citation de  Luc Pichette, directeur régional de la Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes

Enfin, un propriétaire de centre d'entraînement de la région a confié à Radio-Canada qu'il était trop émotif pour accorder une entrevue. Il s'attriste de voir ses employés partir au fur et à mesure que le temps passe et que son établissement demeure fermé.

Avec les informations de Denis Leduc et de Fabienne Tercaefs

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