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Senneterre aura une maison de transition pour personnes vulnérables

Une œuvre extérieure dans la neige.

18 membres autochtones sont touchés par l’itinérance à Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Le Centre d’entraide et d’amitié autochtone de Senneterre (CEAAS) ouvrira ce printemps un milieu de vie pour ses membres vulnérables ou en situation d’itinérance.

L’organisme s’est porté acquéreur de l’édifice qui abritait des bureaux de notaires sur la 10e Avenue. Au cours des prochaines semaines, on y aménagera de l’hébergement de transition pour des membres qui n’arrivent pas à se trouver un logement ou qui ont besoin d’un peu de temps pour se reprendre en main.

Selon le Centre, au moins 18 membres autochtones sont touchés par l’itinérance à Senneterre. La pandémie et la pénurie de logements abordables ont contribué à amplifier le problème au cours des deux dernières années.

La situation est vraiment devenue difficile pour plusieurs personnes, qui doivent vivre avec des limitations de rassemblements dans les maisons, ou encore des loyers toujours plus chers. On voit beaucoup de mouvance circulaire, où les gens logent chez des amis ou des connaissances et passent d’un endroit à l’autre. Mais ça fait son temps et ça en amène de plus en plus dans la rue, précise Nancy Brunelle, directrice par intérim du CEAAS.

Le Centre d’amitié a dû intervenir d’urgence au cours des derniers mois pour trouver un toit à certains membres, allant même jusqu’à les héberger dans des chambres d’hôtel. Le projet de maison de transition pourra devenir une bouée de sauvetage pour huit personnes à la fois, avec l’aménagement de trois chambres et d’un appartement de cinq pièces et demie pour une famille.

Des intervenants du Centre assureront la supervision du lieu et offriront de l’accompagnement à cette clientèle, pour l’aider à stabiliser leur situation.

Les gens qui y seront hébergés vont payer un loyer adapté à leurs moyens et ils devront s’engager à se mettre en mouvement, comme par exemple par nos programmes d’employabilité. On va leur établir un plan d’intervention selon leurs besoins et leurs capacités. Le but est de les accompagner et de les aider sur une base temporaire pour qu’ils se reprennent en main et puissent se trouver un logement, ajoute Nancy Brunelle.

Nancy Brunelle, coordonnatrice des services au Centre d'entraide et d'amitié autochtone de Senneterre

Nancy Brunelle, coordonnatrice des services au Centre d'entraide et d'amitié autochtone de Senneterre

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Pour mener à bien son projet, le Centre d’amitié de Senneterre a reçu la confirmation d’une subvention de 203 000 $ dans le cadre du Fonds d’initiatives autochtones du gouvernement du Québec. L’organisme a pu acheter le bâtiment pour 90 000 $, et les travaux de rénovation pourraient commencer en février.

Tout le monde est prêt. On attendait juste le OK pour la subvention. On sait que des gens ont des besoins urgents. On espère ouvrir qu’au printemps ou au début de l’été. On a les ressources humaines et la capacité d’agir rapidement, ajoute la directrice par intérim.

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