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Tracy Robinson PDG du CN, Jean Charest au conseil d’administration

Une locomotive rouge du Canadien National.

Le CN a dévoilé mardi un bénéfice net en hausse de 17,4 % au quatrième trimestre.

Photo : Courtoisie CN

La Presse canadienne

Le Canadien National (CN) met derrière lui un litige qui l'opposait à son deuxième actionnaire en importance pour repartir à neuf sous la gouverne de Tracy Robinson, une haute dirigeante de TC Énergie. Le transporteur montréalais a aussi annoncé que Jean Charest, l'ancien premier ministre du Québec, rejoindra son conseil d'administration.

Le président du conseil, Robert Pace, en a fait l'annonce, mardi, lors d'une conférence visant à discuter des résultats du quatrième trimestre. Tracy compte plus de 35 ans d'expérience dans la gestion des opérations, l'élaboration de stratégies et l'exécution de projets, expérience qu'elle pourra mettre à profit pour stimuler la croissance et la rentabilité de la société, a-t-il dit aux analystes financiers qui assistaient à l'appel.

Mme Robinson entrera en poste le 28 février prochain. Elle occupait les fonctions de vice-présidente exécutive et présidente, gazoducs canadiens chez TC Énergie. Elle était également la présidente du Coastal GasLink, un projet de gazoduc en Colombie-Britannique. Avant de faire le saut dans le secteur énergétique, elle a travaillé une trentaine d'années pour le Canadien Pacifique (CP).

La maîtrise du français

Celle qui dirigera la destinée du transporteur ferroviaire montréalais s'est engagée à apprendre le français. Je tiens également à souligner que je respecte et j'apprécie la riche histoire du CN à Montréal et au Québec, où la langue commune et officielle est le français, a-t-elle dit dans un communiqué.

« J'ai déjà commencé à suivre des cours de français pour être en mesure de profiter pleinement de l'expérience de la vie au Québec et pour pouvoir communiquer avec les précieux employés et clients du CN partout sur le continent. »

— Une citation de  Tracy Robinson, nouvelle PDG du CN

La maîtrise du français des dirigeants des sociétés québécoises a refait surface dans l'actualité récente. La présentation d'une allocution entièrement en anglais par le PDG d'Air Canada, Michael Rousseau, qui avait dit ne pas voir l'utilité d'apprendre la langue, avait soulevé une vague d'indignation au début du mois de novembre.

Fin d’un différend

Le CN a également annoncé la fin du conflit qui l'opposait à TCI Fund Management, un actionnaire militant qui détient 5,2 % des actions en circulation du transporteur montréalais. Les deux parties se sont entendues pour nommer deux futurs administrateurs indépendants au conseil d'ici la prochaine assemblée générale annuelle.

En octobre dernier, la société montréalaise avait indiqué que Jean-Jacques Ruest prendrait sa retraite à la fin de janvier, ou lorsqu'un remplaçant lui serait trouvé. Il quittera ses fonctions à la fin de février, finalement, mais restera à titre de conseiller jusqu'au 31 mars.

En conflit avec le CN depuis le printemps dernier, TCI Fund Management avait réclamé que M. Ruest soit remplacé. La firme londonienne avait ciblé Jim Vena, un vétéran de l'industrie, pour lui succéder.

À la fin de décembre, M. Vena s'est toutefois désisté du processus. Le fonds avait alors accusé le conseil d'administration du CN d'avoir laissé le candidat idéal lui filer entre les doigts.

Le ton a désormais changé entre les deux parties. TCI a retiré sa demande de convocation d'une assemblée extraordinaire des actionnaires, qui devait avoir lieu en mars. Nous sommes heureux de conclure une entente qui renforcera le conseil du CN en y ajoutant deux nouveaux administrateurs hautement qualifiés, a dit Chris Hohn, le fondateur et gestionnaire de portefeuille de TCI, dans un communiqué. TCI se réjouit de l'interaction constructive qu'elle aura avec le CN à l'avenir.

Les résultats

Au quatrième trimestre, le CN a dévoilé un bénéfice net en hausse de 17,4 %, tandis que la société affirme avoir accru l'efficacité de ses activités.

Le bénéfice net atteint 1,2 milliard de dollars par rapport à 1,02 milliard à la même période l'an dernier. Les produits d'exploitation, pour leur part, ont progressé de 3 %, ou 97 millions de dollars, pour s'établir à 3,75 milliards.

Le bénéfice net ajusté par action atteint 1,71 $, comparativement à 1,43 $ à la même période l'an dernier. Avant la publication des résultats, les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice par action de 1,53 $, selon les données de la firme Refinitiv.

Le transporteur ferroviaire montréalais a également indiqué que son ratio d'exploitation, qui représente les charges d'exploitation en pourcentage des produits d'exploitation, atteint 58,3 %. Il s'agit d'une amélioration de 3,1 points de pourcentage.

La société a dévoilé ses prévisions pour 2022. La direction prévoit atteindre un bénéfice par action ajusté en hausse d'environ 20 % en 2022. Elle planifie investir environ 17 % de ses revenus dans son programme de dépenses en immobilisation. Elle anticipe que ses flux de trésorerie disponibles atteindront 4 milliards de dollars cette année, contre 3,3 milliards en 2021.

Le conseil d'administration a approuvé une augmentation de 19 % du dividende trimestriel du CN. Les administrateurs ont également appuyé un programme de rachat d'actions pour annuler l'équivalent de 6,8 % des titres en circulation, ce qui représente une transaction de 5 milliards de dollars.

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